The Abyssine Church  canonized Pilatus 
and the Greek Church venerates his wife, Procla, the astrologist saint.

PILATUS'  SMALL THEATER
"Qui Judeos vidit in synopticibus?"

(given Easter 1990)
            The Cruci-Fiction is at the center of the Christian Faith... But do notice the speed of renewal of the "Evangelists"  Where are to-day  Mess@Diéu, Daniel-Rops? culprits of heresy? change of theology? Thus, a look at some of the texts remitted by Easter 1990 to the Catholic hierarchy, (with a simple, neat, request to devote  to the "Puzzle of the joKriss" all the tele-time offered to Bishops and Cardinavals ).
          In the Gospels, there is a titbit of philosophy, a word  from Greece, "What is Truth?". So commented as to deserve a place in the Guiness of  Explanations: Pilate, cynical, corrupted,  agnostic, appears  a disciple of Socrates, a sincere but anxious person: "Dear Jeshouah, do you bring me  the Truth?". A good fellow, (note 1), even a defender of Jesus!
          There is a "Gospel of Pilate", as worth reading as any other... (moreover a neo-doctor, (que puede constestar a todo y todos), has just  updated it!)
          I like his small theatre: Guignol-Pilatus appears, disappears; take along the defendant; "not guilty... " Pilate handles its public: "Hello children, whom I do whip, Babas or joKriss ?" And  whipping in private, (note 2). Pythie-Procla, delegated by Amnisty, appears: "Don't kick with your pal!"

Painting by Rembrandt: "The Generous Coats-Givers".
       The visit at  Herod-Kisling is regularly blurred by the holy little-writers and  film-makers and commentators of the Gospels (note 3). Renan proposes a track: "somebody wants to save time", (not frequent such a vision in Renan!  Our vision? different, do link with "Little Opera", Jesus is just a second role...)  Color of the cape? white, to show blood? red to hide the not-blood of a not-whipping?
        Which language? (in France after  four short years everybody knows "fochten", "Achtung, Kamarad "...). Three centuries of occupation, Greek was spoken in Jerusalem. The Roman and Herod, rather quiet. The "Jewish" leaders  feeling threatened? They guess: "The entry in JesuShalom was authorised by the Roman!: "Let him kill this Messiah of his invention !"
        Result, a "cruci-fiction" in a few hours. Very bearable, (a strong fellow could last up to three days...) Last act in private, in a private garden. Rabble and Apostles are kept away. Lists of authorised guests, (note 4). Who are Nico and Jo Arimathician?

        Herod-Puppet: wonders: "Such a speed to die !" A quite co-operative Jesus. Permission to bury? Included in the intimate ceremony. To embalm him, take a specialist "au perfum", (note 5).
        We do not want  to shock but it is necessary to break and crush, (only means to awake dead brains!); until  new facts, instead of "breaking" reinforce the theory.
        Thus, Break-Michelin; let us widen our view: Pilate inventor of the judo-policy, of the homeopathic processing of the rebellions, using  the "Judaism" against the "Jews". Thus the flash of genius is not  the idea of a false Messiah,  the mission in Galilee; it is the "cruci-fiction", immediately assumed by Yaccoub, "Pope of JésuShalom", procuring thirty years of "pax romana".
       Who advised the Procurator? Our theory give more importance to the "shades", Nicodeme and Joseph of Arithmacie. Collaborationists? After three centuries of Roman-Greek occupation! Really we are short  of memory... Let us say: Mr. Rothchild of the time knew the Roman treatment of  revolts. So,  small group delayed by thirty years the imperial solution  of Vespasien-Titus: massacre, deportation, burned ground and re-colonization.
        Practically, to understand the "evangelic montage", it is necessary to clear up the "Jewish problem"; logic if the "mystery of Jesus  " is only one "satammist avatar".
        If the "messianism" is only a prolongation of "satammism", why should we choose between various very honest theses, (note 6). Only goal to persue: to prepare a more significant solution.
 
G Lelarge,
Engineer data processing specialist, (National Computing Center, 1970-1973),
 registered expert  in the International Labour Office, (1971 till retirement),  following a data-processing contribution, (1965), considered t exceptional by specialists in Management. Intervention as a consultant in 175 companies, (50 to 80.000 employees), Philips, WORLD TRADE, SONATRACH, Ministries Algeria, Venezuela, Mines of Zaire, etc...

 L'Eglise abyssine a canonisé Pilatus 
et les Grecs vénèrent sa femme, Procla, patronne des astrologueuses.

LE PETIT THEATRE de  PILATUS
"Qui judeos vidit in synopticibus ?"

(remis Pâques 1990)
      C'est ce mystère que nous devons continuellement avoir devant les yeux... Mais on remarque la rapidité de renouvellement des "néo-vent-gélistes" Que sont devenus les Mess@Diéu, Daniel-Rops? coupables d'hérésie? changement de théologie? Donc, extrait du texte remis à Pâques 1990, (avec simple demande de consacrer les heures de télé au "puzzle du joKriss").
     Dans les Evangiles, il y a un soupçon de philosophie, une parole venue de la vraie Grèce, "Qu'est-ce que la Vérité ?". Commentée au point de mériter une place au Guiness des explications : Pilate est le cynique, l'administratif corrompu, un agnostique, un défenseur de Jésus, un disciple de Socrate, une personne sincère mais anxieuse : "M'apportes-tu la Vérité?". Un type bien, somme toute (note 1): il existe un "évangile", sous son nom, qui en vaut bien un autre... (d'ailleurs un néo-doctor que puede constestar a todo y todos vient de l'actualiser!)
      J'aime son petit théâtre : Guigno-Pilatus apparaît, disparaît; emmène l'accusé; "pas coupable, messieurs..." Pilate manipule son public : "Les enfants, lequel je fouette, Babas ou JiJi ?" Et flagellation privée, (note 2). Pythie-Procla, déléguée par Amnisty, apparaît : "Touches pas à ton pote !"
Tableau par Rembrandt : "Les généreux donateurs de manteaux".
    Parmi eux, Hérode. La visite chez ce Kisling est régulièrement estompée par les ré-écrivains et les filmeurs d'Evangile (note 3). Renan propose une piste :quelqu'un veut gagner du temps, (pas fréquent cette vision chez Renan!) Nous, c'est différent, on se rappelle du "Petit Opéra". Jésus, un second rôle, "Vas te rhabiller!"... Qui annonce la couleur de la cape ? blanche, pour montrer le sang ? rouge pour cacher le non-sang de la non-fouettée ?
    En quelle langue, les discutions ? Trois siècles d'occupation, (en France on n'a eu que quatre petites années mais on connaît "fochten", "Achtung Kamarad"...)  Tous parlent grec à Jérusalem. Judéen n'est pas Gauloiléen; pas confondre Pierre et Messie : l'un roule les "r"; l'autre pas.
    Le Romain, plutôt tranquille. Hérode se marre. De quoi les chefs "juifs" se sentent-ils menacés ? Ils devinent : "Echec aux Rameaux, réussite à Pâques". Alors, ils commencent avant le jour. Hérode and partners freinent.
    Résultat, "cruci-fiction" en quelques heures. Très supportable, (un "costaud" durait jusqu'à trois jours...)
    Le petit théâtre continue : dernier acte en privé dans jardin privé. La foule, et les Apôtres, tenus à l'écart. Liste des invités, (note 4). Qui sont Nico et Jo l'Arimathicien ?
    Réponse de Guignol: "quelle rapidité d'exécution!" Un Jésus bien coopératif. Permission d'enterrer ? Incluse dans la cérémonie intime. N'oubliez pas l'embaumage : prenez un spécialiste "au parfum", (note 5).
    Ne cherchons pas à choquer; il faut casser et concasser, (seul moyen de réveiller les cerveaux morts!); jusqu'à ce que les nouveaux faits produisent de la quasi-preuve; c'est-à-dire qu'elles viennent renforcer la théorie.
    Donc, Break-Michelin; élargissons.
    Pilate inventeur du judo-politique, du traitement homéopathique des rebellions : utiliser cette force, aveugle, qu'est le "judaïsme". Alors le trait de génie n'est plus le "montage Jésus", la mission en Galilée, longuement mûrie; c'est la "cruci-fiction", reprise par le Yaccoub, "pape de de JésuShalom", et trente ans de "pax romana".
    Qui conseillait le Procurator ? Notre théorie éclaire les "ombres", Nicodème et Joseph l'Arimathicien. Des collabos ? au bout de trois siècles d'occupation ! Vraiment il nous manque quatre ans de mémoire... Disons les Rothchild de l'époque; qui savaient le traitement romain des révoltes. Ils vont retarder d'un bon lustre la tabula rasa de Vespasien-Titus: massacre, déportation, terre brûlée et re-colonisation.
    Pratiquement, pour comprendre le "montage évangélique", il faut éclaircir le "problème juif"; logique si le "mystère Jésus" n'est qu'une "solution Iawhé".
    Si le "messianisme" n'est qu'une prolongation "satammisme".  Pourquoi choisir entre diverses thèses très honnêtes, (note 6). Seul but à rechercher: se préparer à plus important.
G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...










Note 1, Un vrai Romain :
    Digne pendant du "Hérode le Piteux" de Méssadié, (voir 'le petit rat'), voici "Pilate la Trouille" : "Ponce Pilate est un froussard. Il craint de commettre une injustice; il craint de mécontenter sa femme; il craint de mécontenter ses ennemis, mais, en même temps, il craint de mettre Jésus en sûreté, il craint de faire disperser par les soldats ce troupeau grognant et arrogant, il craint de libérer, par décision impériale, Jésus l'innocent et non Barrabas, l'assassin. Un vrai Romain, un Romain à l'antique, de bonne race, aurait...
    Pilate, à force de stratagèmes, de délais, d'interrogations indolentes, de demi-mesures et demi-mots, d'hésitations, de décisions mal calculées et embarrassées, de gestes mal exécutés, se voit lentement précipité là où il ne désirait pas tomber..." Déductions par auteur plus franciscain que François d'Assise, Pipant, "Histoire du Christ", pages 266-267. (Mais ce qu'ils en savent, nos Théophiles ! qui peut bien les renseigner ?).
     Sur le plan philosophique, ce Romain devançait déjà Hume, Pope et Edgar Morion : "La recherche de la vérité est désormais liée à une recherche sur la possibilité de la vérité... Nous ne savons pas s'il nous faudra abandonner l'idée de vérité, c'est-à-dire reconnaître pour vérité l'absence de vérité..." (La méthode : 3. La connaissance de la connaissance, page 10).
    Gallicus bavardus, Romanus concisus.
    Rappelons donc le Curriculum Vitae de Pilatus : "Sorti de l'ENA où enseignèrent Caton l'Ancien et Cicéron". Malheureusement, in illo tempore, la Palestine ne figurait pas au cours : "Pilate commence par une bourde énorme". Ignorant le fanatisme ayatolah, il devance le soulèvement des Cipayes, (comme les Anglais enduisaient les cartouches de graisse de vache).
    Comment réagit un novice sur une imprudence qui met en danger sa carrière, ses rêves et sa vie ? Demandez à Pierre Freynay, "Grand Patron" par la grâce de la pellicule. Bonne décision, connaître à fond cette religion qui faillit le détruire ? Pilate devient "officier des questions juives"; et il sait choisir ses conseillers. Une explication acceptable de la "longévité" de ce procurator; et un peu de lumière sur les "ombres".
    Entre-temps, tout Romain aime à construire : il "emprunte" le trésor du Temple pour ses canalisations. Or tout prêtre appelle "argent de Dieu" ou "bien des pauvres" ce qui constitue son fonds de retraite. Soulèvement, genre Khomeiny, "vox populi, vox Dei". Pilate invente, avant Francoco, la "Cinquième Colonne" : lors de troubles, il déguise des soldats parmi les émeutiers... Ensuite, chaque associé considère que l'autre ne fait pas son "travail", et va essayer de le démolir.










Note 2, Flagellation privée
    Bonne remarque, mais classique : les synoptiques "ne disent nulle part que cette flagellation eut lieu; elle est simplement suggérée par Pilate; selon Jean, elle se place avant la sortie de Jésus... Nous ne possédons pas de témoignage unanime... Peut-être que les synoptiques en particulier essaient de conformer leur récit à des prophéties et il n'en existait pas pour la flagellation..." Méssadié, page 256.
    Mais certain conteur organise une véritable cérémonie : "Toute une compagnie fut réunie dans la cour du palais, on lui enleva le manteau blanc offert par Hérode -c'est la première dépouille- et ensuite les autres vêtements..." Pipant, Histoire de Jésus, 1921.


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ROUX, "Le Sang", Fayard; chapitre "Le sang du Christ":
    "Du supplice le plus cruel qu'on lui fait subir, les Evangiles parlent  en termes laconiques, ON DIRAIT SANS EMOTION. Saint Jean dit :"Pilate prit Jésus et le fit battre de verges", et saint Luc n'éprouve même pas le besoin de rapporter le fait; il se contente de rappeler l'intention du gouverneur romain : "Je le relâcherai après l'avoir fait battre de verges."
    "Et pourtant ! La flagellation était un châtiment atroce. Si encore elle avait été infligée selon la loi juive comme Pilate l'avait souhaitée : "Prenez-le vous-même et jugez-le selon votre loi."... leurs condamnés recevaient un tiers des coups sur la poitrine, les autres sur les épaules. C'était dur mais supportable. Saint Paul y sera soumis cinq fois dans la synagogue.
    Pour la peinture, rien ne vaut une bonne rossée, à la romaine : "Aucune limitation du nombre de coups que celle dictée au bourreau par sa plus ou moins grande pitié ou par sa lassitude !... Le manteau dont on le couvrit dut adhérer aux chairs ensanglantées et ce fut sans doute un nouveau déchirement quand on le lui ôta...'
    "La tête ne saignait pas. ON NE FRAPPAIT PAS AU VISAGE. Mais il fallait que tout le corps du Christ ruisselle. Peut-être est-ce parce que le couronnement d'épines apparat comme un rite de dérision... que les Evangiles, y compris les synoptiques, puis la pensée chrétienne ont tellement insisté sur la réalité des blessures infligées à Jésus et ont transmis l'ineffaçable image d'un visage ensanglanté."
    (L'auteur est professeur à l'Ecole du Louvres, pas chirurgien; d'où sa tendance à peindre sans vérifier l'existence du fait).

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RENAN, "Vie de Jésus", Gallimard :
    Pilate, "hésitant encore à répandre le sang pour satisfaire des gens qu'il détestait, voulut TOURNER LA CHOSE EN COMEDIE (Loisy reprendra cette idée). Alors eut lieu, selon tous les récits, une scène révoltante. Des soldats mirent sur le dos de Jésus une casaque rouge, sur sa tête une couronne formée de branches épineuses, et un roseau dans sa main. On l'amena ainsi affublé sur la tribune, en face du peuple. Les soldats défilaient devant lui, le souffletaient tour à tour, et disaient en s'agenouillant : "Salut, roi des Juifs." D'autres crachaient sur lui et frappaient sa tête avec le roseau. On comprend difficilement que la gravité romaine se soit prêtée à des actes aussi honteux. Il est vrai que Pilote, en qualité de procurateur, n'avait guère sous ses ordres que des troupes auxiliaires. Des citoyens romains, comme étaient les légionnaires, ne fussent pas descendus à de telles indignités., pages 390-391.
   (Seules nous intéressent des hypothèse créatives, par exemple que le "petit théâtre de Pilate" n'inclut pas une vraie flagellation, parce que le soudard s'arrêtait quand il n'en pouvait plus... et qu'on utilise un manteau bien pourpre, pour cacher le non-sang d'une non-flagellation).


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DANIEL-ROPS :
    "C'était l'aube, précise saint Jean. Si on admet la date du 7 avril, 5h. 52. Heure singulière pour faire comparaître un inculpé devant un haut fonctionnaire; mais on le sait, les Romains se levaient tôt...", "Jésus en son temps", page 423. (Et comme les Juifs se couchaient tard, Daniel le sait bien sûr, l'arrestation eut lieu aux chandelles. Mais si un historien n'est pas capable de faire un rapprochement entre deux faits si rapprochés, il mérite le Nobel Vatican !)
    "Saint Jean, beaucoup plus précis que les Synoptiques, a permis une localisation de la scène (le jugement au Prétoire), qui grâce à d'extraordinaires découvertes archéologiques, est aujourd'hui une des scènes les mieux connues de la vie de Jésus...", page 423. (Décidément, ce Jean est un curieux Gauliléen).


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GIRARD, "Le Bouc Emissaire", Grasset 1982 :
    Pilate "affirme : Je ne vois pas de cause après avoir interrogé Jésus. Pilate n'est pas encore influencé par la foule et c'est le juge en lui, c'est l'incarnation du droit romain, de la rationalité légale,..." page 157.
    "Les Evangiles attribuent à Pilate une volonté de résistance au verdict de la foule. Est-ce pour le rendre plus sympathique... Pilate rejoint, somme toute, la meute des persécuteurs. Il ne s'agit donc pas non plus de faire la "psychologie" de Pilate... Pilate, cependant, n'a pas d'intérêts véritables dans l'affaire. Jésus ne compte pour rien à ses yeux.
    C'est un personnage trop insignifiant pour qu'un esprit le moins du monde politique puisse courir le risque d'une émeute... La décision de Pilate... la subordination du souverain à la foule,... la mécanique du bouc émissaire." page 159.

Note 3 : la "Visitation" à Kisling Hérode :
    Chaque auteur suit son inspiration :Pourquoi Pilate abandonne le "Galiléen" à Hérode, si ce dernier ne peut juger à Jérusalem ? "pour lui jouer un tour parce qu'ils ne s'aimaient pas".
    Variante Guillemin, "L'affaire Jésus", Seuil, page 62 : "Le cas du Nazaréen relève donc d'Antipas... Trop heureux de cette circonstance et ravi de son idée, Pilate fait remettre le prisonnier à la discrétion du tétrarque..." Mais Hérode ne veut rien savoir. Alors explication "a franciscana" : "Antipas avait gardé un souvenir de cet assassinat du Baptiste, un homme qui l'intéressait, le troublait - auquel il a consenti pour plaire à Salomé, (quel âge, ta Salomé ?). Une nouvelle exécution ?
    Antipas y répugne et, cette fois, Hérodiade le laisse en paix..."
    (Ce livre a au moins le mérite d'annoncer la couleur, page 25 : "Il est indécent, pour ne pas dire criminel, en France, de se risquer à des propos trop dénudants, sur Napoléon Bonaparte, joyau avec Louis XIV, du patrimoine national. Ainsi la vérité sur le Goulag... Tout pareillement l'exégèse catholique doit-elle fuir certaines directions de recherches qui pourraient induire le fidèle à des interrogations malséantes...")
     Hérode veut s'amuser, passer le temps. Pourquoi n'a-t-il pas invité Jésus plus tôt, tranquillement ? Pourquoi choisir le jour le plus chargé de tout l'Evangile ?  il suffisait d'une convocation. Preuve, Barbius, le bizarre centurion
        Et si le Romain attendait une condamnation, qui peut croire qu'un service refusé les réconcilie. Votre théorie expliquera. 

Note 4, liste privée des invités :
    Bonne remarque, mais connue : "des femmes et certains partisans de Jésus assez courageux pour défier le sanhédrin..." Méssadié page 262, qui déduit également que Marie de Cléophas aurait été parente d'Hérode. Et tout se termine par un "enterrement" très privé : "Heureusement, il y avait une tombe disponible tout près du jardin (privé) où la crucifixion (privée) avait eu lieu. Elle fut utilisée comme tombe temporaire pour le maître. Ni Joseph ni Nicodème ne se doutaient combien elle serait temporaire." (Avis personnel de l'auteur. John Marsh, "Saint John", page 622, Pelican). Pourquoi perdre une occasion d'hypothèse ? qui explique tant d'attitudes bizarres.
    Je préfère Matthieu 27,59-61 : "Joseph prit donc le corps, le roula dans un linceul propre et le mit dans LE TOMBEAU NEUF QU'IL S'ETAIT FAIT TAILLER DANS LE ROC; puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla..." Au plus, aidé par le seul Nico. Vraiment peu de monde. Que redoutent les "apôtres" ? la cérémonie a lieu en jardin privé, le sanhédrin a obtenu un "cadavre". Simple : ils attendent qu'on les siffle. Ou bien ils font leur boulot, écarter les curieux. Schonfield souligne à plusieurs reprises cette impression de complot qui règne à Jérusalem.

Note 5, suite du confusionisme :
   Paradoxe : des Juifs accusent Jésus et Pilate le défend.
        Peu après la cruci-fiction, Pilate massacre des Samaritains, des hérétiques et ces mêmes Juifs exigent son départ,
    Pour se rendre de Gaulilée à Jérusalem, le voyageurs choisissait entre la Samarie schismatique et la Jordanie païenne, (le Jeshouah passait sans problème, comme protégé de Pilate!). Donc des pèlerins qui avaient choisi le chemin court sont dévalisés par des Samaritains. Ils en appellent à Pilate, qui interprète "querelle de Juifs"; furieux, les plaignants se font justice. Apparence de révolte : Pilate intervient...
    Les historiens comptent 25 soulèvements en un siècle mais cette "révolte" en Samarie est la seule connue entre la "cruci-fiction" et l'assassinat de l'authentique frère de Jésus..
   La méthode de culture imposait la jachère chaque quatre années.
    Au moyen-âge, ce repos du sol n'implique plus le chômage technique: "La terre arable entourait le village d'un cercle continue, divisé en trois "soles" ou "saisons" qui se remplaçaient l'une l'autre, chaque année, selon le rythme de l'assolement dit triennal... Dans les très vastes domaines du biennal, le terroir se partageait en deux zones seulement." Braudel, "L'identité de la France", page 122. Donc, (surtout en Galilée), un populo à ne rien faire durant un an, une occasion d'agitation.

Note 6 : la lance qui tue? qui  tue pas?
     Chacun doit se forger une opinion défendable. Le coup de lance réel est parfaitement soutenable. Doit gagne la version qui cadre le mieux avec les petits détails rencontrés (pourquoi tenir les spectateurs à distance ? Pour qu'ils voient sans trop voir. Qui veut-on éloigner ? des représentants du sanhédrin, venus pour du sang. Comment expliquer la précipitation du soldat pour donner le "vinaigre"; curieux. Et la toilette funèbre...)
    Hypothèse défendable: le coup de lance est réel et superficiel : le peuple, dûment écarté, voit du sang. Un peu douloureux, le bistouri soudard, pas mortel. Danger, que le "cadavre" s'agite ! (J'ai vu un toro se relever et courir derrière les mules. Sifflets, "pitos", pour le piteux matador !). Alors une sniff de "vinaigre", lorsque le patient notifie un malaise. Les pièces cadrent. Proposition acceptable.
    Le soir tombe : comme aux élections, tous ont gagné : les deux larrons de la figuration aussi : leur affaire ne pressait pas mais, la semaine suivante, elle durait deux jours. Les fusillés pour l'exemple se retrouvent avec deux saints protecteurs.
    Remarque, sans importance : la lecture de Josèphe révèle tant de parallélismes avec Luc qu'elle risque de provoquer des "évacuations" en masse. Exemple, le texte inexplicable par un théologien sur ce roi qui part à l'étranger puis revient pour égorger ses ennemis... copie de Josèphe par saint Carabin. Schonfeld, retenant un épisode de la Guerre Juive, propose même de supprimer les deux larrons, qui seraient "invention" de Luc. Deux hypothèses valables pour ces figurants mais pas d'explosion.
    Dernier acte : le "crucifié", sanguinolent, livide, flasque, est traîné à la dernière demeure, sous le nez des contrôleurs du Temple. Convaincant comme une piéta florentine, "Christus satisfecit !". La galerie est satisfaite : allez souhaiter bonne Pâques à vos maîtres : enterré le "messie"; enfoiré le Romain. "Ite missa est !" (you mean, a mess ?).
    Maintenant, Nico, (un toubib ?), s'affaire dans la tombe-infirmerie. Dehors les femmes, (qui vous a sifflé pour une "toilette funèbre" ?) la liturgie commence : un être impur ne peut toucher le corps divin . Joseph, le vrai, l'arimathicien, part rassurer l'Occupant; enfarinés les rabbi-curés ! et pour des siècles. Incroyable, le Sanhédrin va sauver l'Opération Galilée !
    Pilatus vincit ! Nous vous avons compris : "qu'est-ce que la Vérité ?" La Vérité se fabrique."Roma regnat !". Constantinus fera mieux, c'est une autre histoire. Elle ne concerne pas le mystère évangélique.Dommage que les dominicanos ou les jésuitas, ou n'importe quel besogneux de Saint-Office, n'aient vu cette pieuse analogie, cette touchante finale: après l'Opéra chez Hérode et le Théâtre bien poncé, la Passion-Corrida dans les arènes à Jojo, avec épines-banderillas, suertes de capa-chlamyde et de varas, estocada con pica; et final a portuguesa. Choqué? la pasiòn contient  un morceau de corrida ", la "veronica".
    Et la tradiciòn exige la vie pour le toro bravo...