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(Texte remis_au 15_AoÛt 1990) |
Paolo-Giovani,
(comédien),
la suite en forme théâtrale au "puzzle du
joKriss":
un certain Yaccoub demande à un nouveau procurator de liquider
un certain Pote Saul, qui fout la merde et risque de provoquer un
soulèvement..
Pé
Pierre, (saint
protecteur du pauvre et
protégé de Saint Brognart), dans la rôle de mon
aumônier
francoquiste, désignant les fusillés du lendemain matin.
Horrible! Non, les deux ont la même formation, cinq ans pour
arriver
à penser par phrases: "Dieu vous le rendra,
recourrez
à
Marie médiatrice de toutes les grâces..." Et il se
contente de désigner ses "protégés". Les autres,
il
en fait des "voleurs de Paradis", avec douze balles
chrêmées.
Contre remise d'une lettre de reniement aux opinions pour lesquelles
ils
meurent. Le "prêtre" persuadé que l'Eglise peut tuer est
rare?
il est caché: car tous supportent sans honte les
"hérétiques",
(de leur désignation, maintenant "terroristes"),
brûlés
vifs, (quelques 500.000 femmes). Voilà une question pour
Pote
Paul@K
lors de sa prochaine séance de "reconnaissance
internationale".
"satammisme"
comme il fût imaginé il y a 5000
ans par un cerveau
"sacerdotal", (ne dites plus "diabolique"!)
pour remplacer le hard-slavism, (à base de chaînes,
crucifixion,
mutilations...) par la diffusion de l'ignorance
et de la superstition
par
un "clergé" divinisé, gardien du Livre du Savoir.
Beaucoup
de variantes de surface. Il s'agit toujours de faire naître,
dresser
de bons esclaves et d'empêcher leur révolte et
même
de se suicider.
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ses biques ne prendras...ses filles ne toucheras avant enterrement; |
"VOCATION"
définition
bourguignonne, celle de
Vincenot
:|
Vincenot : "Mais Dieu ne m'a pas appelé... "Alors! tu crois que Dieu téléphone? C'est moi qui te le demande!" |
vocations"
nous dise pourquoi il harponne un enfant plutôt
qu'un
autre... sur quels critères ? pourquoi le curé
abandonna-t-il
Vincenot ? (lequel n'a pas pris le chemin du Ciel mais celui de la
SNCF.
Dommage, j'aurais aimé une vie de saint Cucufa, par le
Révérend
Vincenot).
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vocations
tardives, (les V.T. ou "vieux tacots", cas de Pote Paul@K), ne sont pas
encouragées; et pas seulement les vocations chagrin-d'amour.
Pourquoi
?
Luis de Leon,
(1527-1591) fut "dos veces rector de la Universidad
de Salamanca, gobernador de Galicia, miembro de Real Consejo y
despuès
del Consejo de la Inquisicion, llego a ser obispo de Calahorra, de
Cordoba
y de Cuenca..." (Abelàn, "El Eramismo español, page 187).
![]() |
L'ouverture de l'Espagne à la démocratie, (avec amnistia- sin-confesion), fit disparaître du paysage de curieux troupeaux de dindons. Il s'agissait d'enfants très jeunes, déjà revêtus du jupon que tous ont rejeté maintenant. Chaque cas devait correspondre à un crime contre un enfant sans défense. Hannibal est rarement sauvé par son père. Un autre truc assez efficace, habiller le ou la gosse en religieux, sous prétexte d'une guérison miraculeuse. Imaginer la mentalité d'une fillette allant à l'école, vêtue en trappistine. |
"VOCATION", appel de
l'évêque" ?
Vianey),
ne provoque pas
de schismes (par defficience) ; mais il résiste mal aux
problèmes
tripes, pinard.
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définitions.
Mais
je soupçonne un tas de "vocations", correspondant à des
situations
très différentes, entraînant des "pratiques"
inattendues.
Quel rapport entre le curé d'Ars et le prince-candidat à
l'archevêché de Paris refusé par Louis XV : "parce
que pour ce poste, il faut au moins croire en Dieu...", (note
2); entre l'abbé Pierre, le curé de Montaillou et
Talleyrand
? (note 3).

![]() |
"Je fus destiné à être prêtre dès que je fus engendré... celui des familles nombreuses : "J'étais le second fils de ceux qui survécurent. Quatre de nous finirent prêtres et un autre se noya dans la Tage alors qu'il étais séminariste à Santarem... Dans notre famille, nous sommes 3 frères prêtres, 4 oncles, 4 cousins... Je suis le 5ème d'une famille de 8 enfants... Nous étions huit, quatre frères et quatre sœurs; deux garçons sont jésuites et une fille est sœur de saint Joseph" |
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"vocation"
commence par une préparation à long terme,
(totalement
ignorée dans les
définitions
officielles), Elle
apparaît
dans une prière pour premières communiantes:
![]() |
"Mon
Dieu, si vous le voulez, je serai votre servante; sinon, je vous
donnerai
beaucoup d'enfants et quelques prêtres...". L'association
de la mère à laA "vocation" du
fils est un quasi-sacrement.
Monique et Augustin. Nous retrouvons le multi-utilitarisme :
intéressement
de la mère aux résultats : elle assure ses vieux jours,
une
position dans la paroisse... substitution du père par un coucou
sacerdotal. Chacun pensera à un film en vogue où la
substitution
est très avancée. |
d'Augustinus,
un
certain
Patrick, est systématiquement caché : ce qui illumine
différemment
la "vocation" : "Une mère superstitieuse et un père
pâlot,
que l'histoire oublie; plus un prêtre en rut-coucou". Recette
toujours
actuelle : dans un cas récent, possible dans le cadre de
l'Ecclesia
Triumphans, le père (français) fut éjecté
d'Espagne
pour séquestrer l'enfant ! Selon les méthodes dark-ages,
singerie de procès, faux témoins, faux documents et
imitation
de signature; négation de justice, impossibilité de
défense
malgré l'emploi de onze abogaDios et procuradores; assurance
qu'il
en prendrait pour quinze ans s'il approchait de la gosse. le code
Napoléon
utilisé comme façade civilisée. Les fauves et les
sauvages doivent s'étudier en liberté. La France a mis
ses
prêtres dans une cage légale; elle ne les a pas
modifiés.
San
Francoco, un
enquête dans l'ordre enseignant le plus
répandu,
(J.B. de la Salle, on connaît) révéla que
pratiquement
aucun "professeur" n'avait de diplôme. Explication du
"Général"
: "Ils foutraient tous le camp !"
![]() |
Les témoignages affluent des horizons les plus divers : "Le désir de quitter le ministère est pratiquement assimilé à un péché... On n'accorde aucune légitimité morale à une décision prise en conscience... toute une série d'interdictions frappent les prêtres "défroqués" pour les réduire à un sous-état laïcs". Boff, "Charisme et lieux communs", page 65, (il s'agit d'un écrivain toujours autorisé...) |
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- Qualité de l'observation : les parents de Karen
Armstrong
vont voir la Supérieure qui a "ferré" leur fille :
![]() |
"Puis Mère Katherine entra. J'imaginais tout -le pas ondulé, le sourire de bienvenue rayonnant. Puis elle serra les mains. La poignée de main de Mère Katherine était légendaire. Vous preniez sa main et elle restait dans la vôtre, sans vie. Elle vous échappait en tombant. Cette poignée de mains résumait ce que mes parents avaient toujours noté sur les religieuses. "Elles vous tiennent toujours hors de portée de main", disait ma mère; elles semblent vous dire: "Ecartez-vous !"... Ce soir-là, la poignée de main cessa d'être une plaisanterie. Comment pouvez-vous discuter avec quelqu'un qui n'engage pas le fer avec vous ?", (page 57) |
Vous avez certainement remarqué dans les films de cape et
d'épée,
le dialogue butor-petit : "Défends-toi !
défends-toi
!" Si le petit refuse de
se défendre, le butor n'ose le
tuer. Cette recette de survie semble remonter à loin: le gourou
Zen explique que l'élu doit sourire "à la
lame qui
va le transpercer".
Autres points à retenir, la méthode d'évacuation
de
celles qui ont "refusé la grâce", l'amour fraternel dans
les
couvents, l'amour sacerdotal, l'amour des chats. Et l'aboulisme
prêché
et exercé...
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définitions: "On
sait si on avait
la vocation le jour de sa mort... Avait la vocation, qui eut le courage
de la vivre..." Simple
refus de se regarder en face. Sur ses
vieux
jours, le prêtre se raccroche au pari de Pascal, formule
mathématiquement
fausse mais qui trouve mieux ? Et cela nous donne un curé de
Montréal.
Constantinus eut
un effet inattendu : la suppression des
"persécutions"
supprimait ce chemin vers le Ciel. Le névrosé qui voulait
imiter son dieu "mort sur la croix pour nous sauver" ne pouvait plus se
rendre au tribunal et déclarer "Je suis chrétien". Une
bonne
partie des "martyrs" fut empruntée à une secte fanatique,
les montanistes; exemple Blandine de Lyon. Saint Ignace d'Antioche, les
"carmélites de Compiègne" appartiennent à cette
catégorie
suicidaire.
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![]() |
Malgré la pub, le prêtre est avant tout le domestique, le sans-grade d'un système. Un jour, il se trouvera confronté à des ordres que le laïc considère comme des crimes, par exemple séquestrer des enfants pour les besoins de la "méthode coucou"; de trafiquer sur des terrains, mettre une famille sur la paille par captation d'héritage... incapable de comprendre le vrai sens de promesses faites en totale ignorance. |
Loyola
rêva d'un cadavre et entreprit de le
fabriquer,
à la chaîne.
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Trois conséquences-confirmation :
- le dressage sacerdotal doit
commencer au biberon, pour profiter du
"statut
creencias". Comte retrouve la méthode empirique actuellement
employée,
fruit de siècles de recherches.
- Il est facile de démonter un prêtre. Mais le
résultat
n'est pas désirable : il suffit de le "confesser" à la
manière
de Freud, mais c'est lui retirer la colonne dorsale.
- Et nous pouvons prédire les chances de succès d'un
appelé.
Si la famille de J.L. Barreau avait été vraiment
athée,
il n'aurait pas terminé le parcours, (note 10)
: car "sa" religion aurait été totalement
"ideas";
et il aurait souri du chantage proposé, "réduction
à
l'état laïc contre silence". De même la vocation de
J. M. Lustiger est
artificielle car son Jésus, rencontré bien
tard,
est une "idea", pas une "creencia" capable de soutenir une montagne
(d'infantilismes).
Ses télé-interventions, passées au ralenti, le
montrent
plus à l'aise avec Abraham, (creencia), qu'avec Saul-Paul,
(idea),
plus préparé pour défendre le peuple de Yawheh
qu'à
guider les moutons chrétiens. Peut-être existe-t-il une
"vocation-copyright".
Métier comme un autre?
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Essayons de changer de grille, pour recentrer toutes nos remarques
grâce
à la théorie du "double-mind", (note 11).
De nouveau, appel Galilée aux expériences de chacun. En
1945,
la France changea ses billets. Dans mon village, un Flamand avait
ramassé
beaucoup de marks. Le curé trouva normal de "blanchir".
Explication-excuse,
(sans donner le taux du Santo Spirito) : "Il n'est pas
français".
Cette anecdote concentre amoralisme Zeusio et logique d'enfant pris la
main dans le pot de confiture, (note 12, Formation
à
la logique religieuse).
L'affaire suivante, totalement publique, aurait pu passer
inaperçue.
Elle m'a intéressé comme occasion de voir les
réactions
de personnes "courantes", d'expliquer un cas, bizarre en apparence,
mais
relativement fréquent.
Chose rare, notre Life-Camp possédait un médecin psycho-
saumatique : les dimanches et fêtes, il se préoccupait de
nos âmes. En réalité, il appartenait à l'un
de ces milliers d'ordres vaticanants qui utilisent des laïcs. Il
travaillait
à l'hôpital mais comme la région était
ultra-dangereuse
(nous avions pratiquement des "indemnités de risques
Irak-Iran"),
il couchait et vivait dans notre Life-Camp. Le commensal le plus
intelligent
et le plus cultivé jamais rencontré dans cette variante
de
bagne.
Donc, un dimanche soir, nous discutons de tout et rien. A un moment, le
toubib explique les élucubrations d'une nonne romaine: cheveux
sur
la soupe ? cas de dingue (fièvre violente) ? Inquiétude
des
assistants : si le toubib dévisse, que devient-on? Le mois
suivant,
visite nocturne avec armes de guerre. Bagarre : coté Life-Camp,
deux blessés graves. Réaction du toubib : "On
n'accueille pas ses frères à coups de fusil !".
Commentaires entendus : "Personne n'aime à se
trouver sous
la mitraille... savoir serrer les fesses...". Je me suis
risqué
à expliquer la théorie des deux cerveaux. Pour beaucoup
de
personnes, il suffit de fouiller dans leur expérience... Et
"former
son regard" : mon toubib n'était pas parfois bizarre; il se
retenait
la plupart du temps. Cela vous aidera à faire la synthèse
indispensable avec le cura espa-guignol amoral, irresponsable;
modèle
ambulant et sans retenue d'orgueil, de méchanceté, de
sadisme.
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Définition,
de
"fines", poser quelques
poteaux
pour délimiter un champ, artificiellement. Il faudrait
maintenant
considérer l'environnement, donc poser "pour qui le
prêtre?".
Nous aurons un sur-système, "l'Eglise", (que le prêtre ne
doit pas comprendre, qui expliquera le prêtre, comme le
carburateur
explique le venturi) mais à replacer dans un autre
sur-système
(le moteur à explosion, la structure sociale)... jusqu'à
ce que Goedel abandonne. Il n'y plus d'attaque contre les personnes
mais
la description d'un système qui nécessite des domestiques
semblables au cochon dressé pour chasser la truffe...
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Francoco, ou
victoire du Soudard sur
la Liberté...![]() |
G.
Lelarge,
"philoManager", Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973), inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management. Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc... |
NOTES:
Note
1, Conditions d'analyse du système de "formation" :
Au début de l'évangélisation du Japon, deux jeunes
demandèrent à devenir prêtres. Durant cinq
années,
ils firent l'admiration de leurs professeurs. Le soir de leur
ordination,
ils vinrent remercier l'évêque et disparurent à
jamais.
L'Eglise décida de n'ordonner que des enfants de parents
chrétiens.
Cette curiosité japonaise, apparemment, ne servit à rien
mais rendit très difficile, -mais pas impossible-, l'analyse
"neutre"
de la formation curaille.
.
Note
2, le prince-candidat à l'archevêché de Paris :
"
Paul
de Gondi
cardinal de Retz, coadjuteur de Paris de 1643
à
1654, puis archevêque de 1654 à 1662, fut un bon exemple
de
libertin mitré. L'éditeur de ses mémoires
déplore
l'impossibilité de fixer une chronologie de ses amours
multiples,
simultanées, récurrentes. Il se contente de donner un
extrait
du palmarès des conquêtes archiépiscopales :
"Marguerite de Gondi, Mme de la Meilleraye, Marie de
Cossé-Brissac,
Mme de Guéménée, Mme de Vendôme, Mme de
Montbazon,
Anne de Gonzague, Marie de Brancas, Mme de Rhodes, surtout Mme de
Chevreuse
et Mme de Pommereu..." ("La France religieuse" tome 2, Seuil)..
Note
3, la "vocation Talleyrand" :
"Hippolyto d'Este, en 1550, était archevêque de
Lyon, d'Arles et de Narbonne, évêque d'Autun et de
Tréguier,
sans compter l'archevêché de Milan et
l'évêché
de Ferrare qu'il détenait en Italie. Bon nombre
d'évêques
n'ont reçu cette dignité que pour récompenser les
services qu'ils rendent au roi comme diplomates...
L'évangélisation
n'est pas le souci dominant... ("La France religieuse" tome
2, Seuil, pages 189).
Exemples de cette
"vocations", les
Borgia, les
Farnese.
Voir dans votre
B3, (Bonne Bibliothèque de Banlieue), la "Famille Mazzarin".
Alain, (Chartier), désirant comprendre comment un cardinal se
sent
bien dans sa peau, l'assimile au colonel, (le sergent-président,
cubain ou africain, serait utilisable). Il suffit d'un ensemble de
hochets
et de courbettes. Le récipiendaire finit par croire ce que
l'entourage
lui affirme. Cas toujours fréquent, chez les nonces. Comment
exiger
un minimum d'honnêteté intellectuelle d'un homme qui
devrait
retourner dans son village de Calabre ? A chacun de constater le
phénomène,
en supposant une rencontre inopinée avec Jean-Paul@K.
Si
vous en bégayez, il est temps d'imaginer le Krakovien sur popot.
Ce qu'Alain a oublié, c'est que le conditionnement est en nous,
dans la tête. .
Note
4, Avant la "Réforme Voltaire"
Extraits
de "LA FRANCE RELIGIEUSE" tome 2, Seuil,
"Dans le diocèse de Nantes, au milieu du XVIè
siècle,
sur 135 paroisses visitées, il y en a 53 qui comptent 5 à
10 prêtres, 33 qui en ont 10 à 20, et 6, plus de 20. On
trouve
des chiffres semblables, au même moment, dans le diocèse
de
St-Pol-de-Léon. Mais ce cas n'est pas particulier à la
Bretagne.
Dans le diocèse de Rodez, pour 76 paroisses visitées en
1574,
on compte 662 prêtres, soit une moyenne de 8,7 par paroisse.
L'une
en a 40 pour une population de 2.300 âmes au maximum; 8 autres en
ont 20 ou plus (pour des populations de 600 à 1200 habitants);
et
les autres à l'avenant... Observons, dans les années
1520-1540,
le flot énorme d'ordinands qui déferle sur Avignon et sur
les évêchés voisins : 575 sous-diacres
ordonnés
à Avignon en 1532, et 486 en 1538; mais aussi 191 à
Orange
en 1529, et 207 à Cavaillon en 1541... Des jeunes gens,
arrivés
simples tonsurés, repartent prêtres quelques jours plus
tard...,
pages 199-201.
Théoriquement, les candidats aux ordres mineurs devaient
connaître
passablement le latin, et ceux qui allaient être ordonnés
prêtres devaient avoir une teinture de théologie... En
fait,
l'examen des ordinants y était d'une facilité
dérisoire,
et il arrivait même que des candidats par trop ignorants se
fassent
remplacer par un camarade plus instruit. Recommandation en 1607: "c'est
une belle chose quand un prêtre sait lire et écrire."
Dans le diocèse de Lyon, plusieurs prêtres "ne savent pas
la forme de l'absolution ni des autres sacrements, ayant même de
la peine à lire." ("La France religieuse" tome 2, Seuil, pages
390).
Certains évêques "ne songent qu'à multiplier sans
discernement
les ordinations d'où ils tirent l'essentiel de leurs
ressources.",
pages 190.
En résumé, la "vocation" n'était pas gratuite : on
recommendait à la générosité des
fidèles
"jeune fille pas assez riche pour faire vœu de pauvreté". Choix
entre mourir en couches et couvent sans descendance.
Enfin... où se trouve ce couvent rempli de foetus;
baptisés
avant décès, selon liturgie de Saint Uruffe.
Les avantages sont énormes : seuls les prêtres pouvaient
enseigner
au Dark-Ages. Voir le dilemme d'Abélard. La prêtrise,
c'ést
la "carrière", le tremplin vers la fortune des Richelieu,
Mazarin,
Fleury. Le
professeur du prince devient premier ministre. Une petite
vérole
fit perdre beaucoup à Fénelon.
Il suffit de trouver une bonne vie du Père Joseph : on y trouve
le prêtre-diplomate et le cardinal-ministre et même
général
d'armée. Pas trop efficace.
Donc, il y eut une époque, avant Voltaire, où la vocation
ne fut pas "l'appel de l'évêque". Ce dernier refusait du
monde.
L'évêque étant prince, le prince exigeait
d'être
évêque...
Finalement, l'intuition première est confirmée.
"Vocation"
ne pouvant correspondre à un système réel devient
une interprétation ad libitum. Il y a autant de
définitions
qu'il y a de personnes qui "pensent" le problème..
Jean
Daniélou,
orné de mérites : "Né à
Neuilly-sur-Seine,
professeur à l'Institut Catholique de Paris; écrivain
fécond,
(sic), spécialiste en philosophie de l'histoire,
exégèse
et théologie". Notre cardinal de Saint-Denis, sans
doute.
Un peu pressé ce jour là, il n'en mit qu'une demi-page,
très
significative : "Je dois ma vocation à Dieu d'abord, puis
aux prières et aux exemples de ma mère...", page
134.
vocation
à leur mère...",
Leclercq,
(francofaune), page 39.
vocation,
je dois citer, évidemment, ma famille, et
surtout ma
mère.
Le désir d'avoir un fils prêtre fut toujours
extrêmement
vive dans ma famille...", Houtart, (francofaune), page 323.Note
6, "Through the narrow gate"
- Observation cuisante sur l'aboulisme des "Elus de Zeusio" :
"Je ne peux faire ce que je considère mal pour moi...
"Mal ?
"Il me semble que la flagellation est un moyen - un moyen perverti- de
satisfaction sexuelle",
Silence horrifié.
"Je ne - vous ne - personne de nous sait ce que nous devons
penser
tant que le Chapitre Général ne nous l'a pas dit."
- Une
rencontre avec le "double-mind" :
"Je me sens deux personnes. Deux moitiés de moi-même
me tire chacun de leur coté. Comment peuvent-ils nous faire
ça,
nous envoyer à Oxford pour développer notre esprit et
puis,
quand nous rentrons, exiger que nous oublions tout?", (page
244).
- Témoignage sur l'amour et l'entr'aide dans un couvent
et
définition
de la
vocation par
la Supérieure qui a "ferré" la jeune
Karen
Armstrong: "Il n'y a qu'une manière sûre de savoir si une
fille a la vraie vocation. Elle doit être acceptée par
l'ordre
religieux où elle demande à entrer. C'est le seul
critère
que l'Eglise accepte comme preuve: sentiments, prières,
idéal,
aucun ne compte sans celui-là. Si la Supérieure
Provinciale
accepte Karen, sa décision est totalement épaulée
par l'Eglise. Et l'Eglise, vous savez, est épaulée par le
Christ". (Through the Narrow Gate, page 58). (Et l'Eglise épaule
le Christ, évident mon cher Watson).
- Témoignage sur les petits arrangements de l'aumônier,
sur
la
manière d'éjecter celles qui ont refusé la
grâce...
Un modèle de
documentation exploitable,
qui expliquera que je me sois opposé à la
"vocation"
de
ma fille, décélée avant qu'elle n'ait 8 ans par
les
Putiazs d'Iddio, auto-dénommées "Dominichiennes
franconardes",
avec
Supérieure
type bâtarde de Feldwebel et de Vaca Basca.
Note
7, Confesseurs de confesseurs :
Témoignage du Dr. Solignac :
"La psychothérapie réussit à réconcilier ce
prêtre avec lui-même. Il prit conscience que son vrai
problème
n'était pas de s'être marié, ni ses
difficultés
matérielles. Il était victime d'une absence totale
d'éducation.
Le premier adulte qu'il rencontra, qu'il eut envie d'imiter
était
un prêtre.
Cette rencontre fut décisive. Il s'identifia avec lui, sans
tenir
une véritable vocation. Egalement il souffrait de son manque de
préparation pour sa vie actuelle.
Au séminaire, il retrouva les structures rigides de son enfance;
le péché remplaçait la mauvaise note...", page 42.
On n'arrive pas à saisir si l'auteur enrobe de termes coulants
pour
faire avaler la pilule. Que signifie, monsieur le psychiatre, "vocation
véritable"?
Autre relation rapportée par le Dr. Solignac :
"Je suis persuadé que MA MERE DECIDA TRES TOT QUE JE SERAIS
PRETRE.
Elle m'orna et me destina au sacrifice... le péché mortel
fut l'obsession de mon enfance et je me confessais souvent, en
craignant
les omissions. Je me rappelle d'un texte de mon catéchisme,
"Pour
mes péchés, j'ai mérité l'enfer..." Ma
mère
n'eut jamais le moindre geste de tendresse... Elle ne me prit qu'une
fois
dans ses bras, le jour de ma première communion. A LA FIN DU
REPAS,
LE CURE ANNONÇA QUE J'ALLAIS ENTRER AU SEMINAIRE, parce que
j'avais
la vocation... Je restai stupéfait et inquiet.
Au petit séminaire... nous devions jouer ensemble.
Réfléchir
seul dans un coin était immédiatement
soupçonné
de mauvaises pensées. A deux, le cas était encore plus
grave...
Au dortoir, nous devions dormir les mains au-dessus des couvertures. Je
me rappelle d'une de mes premières confessions. Je ne compris
pas
ce que me demandait le curé:
"As-tu de mauvaises pensées ?... Laisses-tu ton esprit
divaguer
?"
"Ça m'arrive. Je pense à ce que j'aimerais faire. J'aime
le travail manuel. J'aimerais être menuisier."
"Tu touches ton corps ?"
"Toucher, comment ?"
Après un silence chargé de menaces, le curé me
renvoya,
avec deux Ave pour pénitence. Je garde le souvenir d'UNE ENFANCE
SOLITAIRE: aucun ami, ni au petit séminaire, ni durant les
vacances...
Quand mes cousins venaient, ils ne se sentaient pas à l'aise
avec
moi... Je faisais un point d'honneur de gagner les parties, seul
possibilité
d'exprimer mon agressivité. Durant les grandes vacances, je
servais
la messe de sept heures.
Le sacristain, un ancien militaire, fut probablement le seul à
sentir
ma tristesse. Il m'emmenait souvent chez lui et je rêvais souvent
se son sabre; pour couper les têtes de mes condisciples...
Du grand séminaire, je garde quelques slogans à base
d'idées
de grandeur, de devoir et d'obéissance. A cette époque
commencèrent
angoisses et insomnies, également mes premières
masturbations.
Mon confesseur me faisait lire quelques pages de saint Augustin ou
sainte
Thérèse. Une marche à pied puis une douche aurait
fait mieux. Après une éducation dans la peur de
l'homosexualité
et des amitiés particulières, JE DECOUVRIS LA PEUR NON
MOINS
OBSEDANTE DE LA FEMME, symbole de tous les vices et de tous les
périls.
Durant les promenades, il ne fallait pas en regarder. Notre
éducation
sexuelle se limitait à des prohibitions, ne jamais recevoir une
femme dans son bureau, être très exigeants sur le
vêtement
des femmes à l'église...
La théologie qu'on nous enseigna se limitait à une
répétition
fastidieuse d'un système sans vie. Au moment de faire le pas, je
me dis, "marié ou curé, sans importance; on y va". Je
pense
que le désir de ma mère m'influença beaucoup.
Significatif,
IL Y A DES ASSOCIATIONS DE MERES DE PRETRES; RIEN POUR LES PERES. Le
mien
mourut au début de mon grand séminaire.
Je pense qu'il mourût de ne s'être jamais exprimé.
L'attitude
de ma mère envers lui se durcit continuellement... Je me demande
maintenant ce qu'aura été la vie sexuelle de mon
père.
Nulle probablement. Mais je pense que s'il y avait eu entre lui et moi
une authentique relation, me vie aurait été
différente.
LE SEUL HOMME A PARLER CHEZ NOUS ETAIT LE CURE. Son rôle dans
cette
affaire me paraît ambigu...
Je demandai la paroisse la plus pauvre : en quelques mois je vidai
l'église
des quelques paroissiens qui restaient... L'Eglise maintenant courtise
les ouvriers comme dans le passé elle a courtisé les
bourgeois...
Je ressentis un immense isolement et commencèrent mes
premières
perturbations... Je comprends maintenant la signification de "faire une
régression dans la maladie". Mes "maladies organiques"
m'empêchèrent
de sombrer dans la dépression et le désespoir.
Aujourd'hui, je me rends compte que je fus écrasé par mon
éducation. Le curé qui me lança vers le
séminaire
ne s'intéressa jamais à moi. IL CHASSAIT LES VOCATIONS,
POUR
la gloire de Dieu et LA SIENNE. Aucun de mes supérieurs ne
chercha
les raisons de ma vocation.
Je suis un homme d'Eglise, incohérent; JE PARLE D'AMOUR ET JE ME
DETESTE; je me sens asexué et agressif, MAIS JE CACHE BIEN CETTE
AGRESSIVITE... Si demain, je devais travailler pour subvenir aux
besoins
d'une famille, je ne sais ce que je ferais. Je trouve difficile de
passer
d'une responsabilité
diffuse,
presque verbale à une responsabilité directe... .
Chenouti
et ses moines firent interruption dans la ville... Des bagarres
s'ensuivirent
qui dégénérèrent en massacres, les moines
fous
furieux s'étant mis à incendier les maisons, piller la
ville
et égorger les habitants dans la rue." Quant aux païens qui
s'étaient opposés aux moines, "on n'entendit plus parler
d'eux et leurs ossements après leur massacre ont
été
jetés aux vents. On les a brûlés à cause de
leurs insolentes parole, pour avoir maudit les serviteurs de Dieu et
blasphémé
le Christ en Personne." Retenons la transformation
d'assoiffés
de métaphysique en commandos S.S. chargés de la
destruction
des opposants.
Note
9, Ortega y Gasset : "Ideas y Creencias",
"Ces 'idées' basiques que j'appelle 'croyances', -on verra
pourquoi-
n'apparaissent pas dans notre vie à tel jour et à tel
heure;
on ne s'y accroche pas par un acte particulier de pensée; ce ne
sont pas des pensées que nous avons, des illuminations ni
même quelque chose de la forme la plus logique, appelée
raisonnement.
Bien au contraire : ces idées appelées 'croyances'
constituent
le continent de notre vie... Mieux vaut dire : nous n'avons pas des
croyances,
nous sommes des croyances. Plus : précisément parce
qu'elles
sont totalement 'croyances', nous les confondons avec la
réalité
elle-même...
"Celui qui croit possède la certitude parce qu'il n'a pas
forgé
sa croyance. Celle-ci est certitude qui nous baigne sans que nous
sachions
ni comment ni par où elle nous est venue. Toute foi est
reçue.
Le prototype est 'la foi de nos ancêtres'. Si nous essayons de
comprendre,
nous perdons cette certitude...
"Devant certaines situations, nous manquons de croyances solides. Il ne
nous reste qu'à 'nous faire une idée', une opinion. Les
idées
sont, de ce fait, les 'choses' que nous construisons de manière
consciente, précisément parce que nous ne croyons pas en
elles. Voilà bien la meilleure présentation, la plus
saignante,
qui ne laisse pas de sortie à la grande question sur le
rôle
étrange et subtil que jouent les idées dans notre vie.
"Les idées, c'est-à-dire les pensées que nous
avons
sur les choses, originales ou reçues, ne détiennent pas
valeur
de réalité... Quelque soit leur influence sur notre vie,
nous pouvons les suspendre Il nous faut un effort pour conformer notre
conduite sur nos idées; ce qui révèle que nous n'y
croyons pas, que nous considérons risqué de les
considérer
comme croyance et qu'être 'conséquent avec ses
idées'
tient de l'héroïsme...
"L'homme, par ingratitude, oublie que la plus grande partie de ses
connaissances,
sont reçues d'autres personnes, qui les ont acquises ou
créées
par leurs efforts. Cet oubli lui fait ignorer la véritable
condition
de ce qu'il possède... et produit l'effet que nous constatons
aujourd'hui:
la rebarbarisation de l'homme.
Quel était le but de ce penseur, - Gasset et relié
à
la France par sa mère -, en écrivant "Ideas y Creencias"
?
une attaque de finesse pascalienne ? dénonçant dans un
livre
publiable l'état lamentable de la pensée espagnole ? Il
est
certain que la théorie (qui présage le double-bind) est
parfaitement
utilisable pour démontrer qu'un théophile ne pense pas,
pas
plus qu'Heiddeger qui commença théologien..
Juifs
à Rome sont
très puissants,
et si l'on envoie un message disant que le gouverneur de Palestine n'a
pas réprimé une sédition, Pilate risque de perdre
son poste. Alors, il cède...
Note
11, le "Double-Bind" :
Peindre
sur deux portes un cercle et une ligne. Entraîner un chien
à
les ouvrir; l'une procure la pâtée, l'autre un coup de
bâton.
L'animal apprend très vite. Mais la ligne et le cercle
s'ovalisent
peu à peu.
Lorsque les deux se ressemblent presque, le chien devient fou. Donc, le
cerveau gauche peut être remarquablement cultivé. Mais
à
n'importe quel moment, sur n'importe quel signal, le droit pourra
s'imposer,
imposer les croyances les plus naïves. Difficile de retrouver le
signal
qui, un dimanche soir, rappelle à notre médecin
estimé
ses véritables devoirs, le soin des âmes. Sans
préavis,
il nous fut retiré. Un SaloparDios, caché dans un
soupente
du Mont-Vatican, avait décidé de nous abandonner à
nos Maîtres, Mammon et Petit Satan.
Le Dr Solignac, page 74, rapporte un autre cas de double-bind
médical
: "Un gynécologiste, catholique pratiquant, n'acceptait de faire
des avortements "justifiés" qu'à condition de les faire
sans
anesthésie."
Sauvons la Bible : "Tu avorteras dans la douleur".
Les deux grands philosophes espagnols parlent souvent du doute,
dubitare,
et l'associe avec duo, duel. Il se peut que l'homme paie la possession
de deux cerveaux. Encore une théorie à bien
connaître
avant toute définition du mot "intelligence". Il semble
important
de bien distinguer la capacité à profiter des structures
et celle qui nous permet d'en créer de nouvelles. Ensuite, nous
pourrons classer les politiciens (pape compris) et les
véritables
savants, les vrais philosophes et les "historiens de la philosophie".
Notre "cartésianisme" va pâlir. Ce qui nous évitera
le ridicule : lors d'une enquête populo sur le grand homme,
arrivèrent
en tête, la Madonne des Mouroirs, Gorby et Jean-Polak. Qu'ont-ils
fait que n'importe qui n'aurait fait ?.
Note 12, Formation à la fausse logique :
Unamuno,
que nous retrouverons, décrit parfaitement cette méthode
qui consiste à ne pas sortir du territoire connu : l'art de
couper
un cheveu en quatre, dans la sens de la longueur, et d'en faire une
tresse...
Quiconque a rencontré des témoins de Jéhovah, au
sens
très large, a noté leur capacité de déduire
nos devoirs présents et notre avenir, à partir d'un quart
de phrase tiré de la Bible.
Nous arrivons au point où un accord devient indispensable: le
sophiste
défendait un point de vue puis son contraire. Ce qui est normal
et facile en "sciences humaines". Le prêtre se bloque
immédiatement
sur l'argument utile. Du sophisme primaire. Un "progrès" fut
imposé,
en 1970, par la déclaration d'infaillibité pontificale.
Le
but était d'empêcher les futurs Pierres de traiter avec
l'Etat
romain, l'envahisseur de l'Eglise. Donc actuellement, le
théophile
ne peut toucher la "majeure" ni la conclusion, imposée par
l'Infaillible.
Donc il doit bricoler en "mineure"...
Duclos, "Les Prêtres", Un séminariste échappe au
STO
: "Vous êtes en état de péché mortel".
Après
la Libération, le même supérieur l'accueille en
héros
: "Vous avez été un saint, un remarquable
résistant..."
Beau test de ploukométrie : qui répond? Il y a une ligne
immuable, qui sous-tend les décisions pontificales mais un
Sup-de-Sém,
ni le connaît ni ne s'y intéresse. Lorsque vous travaillez
dans des pays très divers, vous remarquez vite la
cohérence
qui en résulte. Ce qui ne gêne personne, "Moi je ne fais
pas
ça ! des histoires qui datent de 40 ans...".
Plus sophiste qu'un sophiste !
Aristote fut
emprunté aux Arabes pour masquer la vraie logique
religieuse,
une pensée réduite à l'image d'Epinal : "Pourquoi
Dieu a mis des pavots dans les blés ? pour me rappeler la
Passion";
ou aux jeux de mots: "Dieu peut-il créer une pierre si lourde
qu'il
ne puisse la porter... Puis-je épouser la sœur de ma veuve ?".
Comment se défendre de l'Islam ? Personne n'a jamais rien
trouvé
avec cette "logique", exception faite de Raymond Lulle, qui
reçut,
à bon, un jet de pierres en réponse à ses
élucubrations...
Incapables de centrer sur le problème fondamental, "Ieshouah
a-t-il
jamais pensé à fonder une église ?", toutes les
recherches
porteront sur de broutilles : exemple, les pouvoirs des uns et des
autres,
le statut du prêtre par rapport à l'épiscope. Nous
avons là, un exemple intéressant de "pensée
parcellaire".
Les "Réformés" n'ont pas progressé en logique :
Luther:
"Il n'y a pas de prêtre ou de laïc, de chanoine ou de
curé,
de riche ni de pauvre, de Bénédictin, Chartreux,
Frère
Mineur ou Augustinien..." Nicholas Ridley: "St Pierre appelle tous les
hommes prêtres".
John Knox: "Voilà un point où je peux dire que tous les
hommes
sont égaux... Chez vous, vous êtes tous
évêques
et rois".
Au IIIè siècle, le prêtre est "ordonné" par
l'évêque et tous les prêtres du lieu, tandis que le
diacre l'est par l'évêque seul. Normal donc de trouver les
opinions les plus diverses, toutes valables et aucune fondée. Le
prêtre est-il un évêque interdit d'exercice ?
L'évêque
est-il le vrai prêtre; notre prêtre n'est-il que l'ancien
diacre
consacré par l'évêque seul, pour son service...
Spécialiste de l'amalgame :
Lorsque Rome entreprit de convertir les "Barbares",
généralement
plus civilisés que les missionnaires, elle imagina un amalgame
qui
est devenu règle : rédiger le code de lois en y
introduisant
les "droits de Dieu"; disons de l'Eglise. Parfois ces "droits"
occupaient
la moitié du texte. Nous retrouvons la méthode dans la
fabrication
de la morale chrétienne, partir des lois naturelles, "ne pas
faire
à autrui ce que tu ne veux pas qu'il te fasse", puis surcharger
avec les règles indispensable à la secte.
Démonstration
récente, l'indignation de Carpentras : le primitif enterrait ses
morts, "parce qu'il croyait à la résurrection", (selon
Lustiger)
: or, au temps de J.C. une partie des Juifs, les Sadducéens, n'y
croyaient pas encore !
Donc le mal est déploré, pas exploré : "Notre
religion
a été moulée dans la scolastique,
c'est-à-dire
dans la logique. Nous avons besoin et nous sommes forcés d'aller
vers une théologie basée sur la psychologie. La
transition
ne se fera pas sans peine mais rien ne peut l'empêcher." F.
Temple,
1857, archevêque de Cantorbéry.
Irrémédiable : "Dans le christianisme, ni la morale, ni
la
religion ne sont en contact avec la réalité. Nous ne
rencontrons
que des causes imaginaires (Dieu, âme, esprit, le libre -ou
non-libre-
arbitre); rien que des effets imaginaires (péché, salut,
grâce, châtiment, rémission des
péchés,
un commerce avec des êtres imaginaires ( Dieu, esprits,
âmes),
une science naturelle imaginaire... une psychologie imaginaire,... une
théologie imaginaire (le règne de Dieu, le jugement
final,
la vie éternelle)..." Niezsche,
"L'Antéchrist",
page 32.
Ce que nous soupçonnons moins est la pénétration
de
cette fausse logique dans la formation occidentale. Marty a
rappelé
"l'importance de la mémoire" dans l'enseignement de la religion.
De temps en temps, les jeunes curés croient pouvoir se
moderniser
leur salade. La religion doit se graver à l'âge
inconscient.
Il arrive qu'un prêtre l'avoue : "Un homme élevé
chrétiennement
revient à Dieu au moment de la mort ! Comme le dirait Ortega, la
religion ne peut être que "crencia", jamais sujet d'examen.
Une conséquence logique est le "double-mind" sacerdotal est la
manque
de logique, facile à constater. Regrettons que les prêtres
sont pratiquement interdits de télévision : nous perdons
ces démonstrations gratuites : le franciscain proclamait son
seul
but, combattre Lucifer. Puis, le dominicain se riait du pauvre diable...
Avantage à cet interdit : les "autorisés" sont garantis
par
leur groupement. Donc, M. Lustiger nous explique que les papes ont fait
des bulles pour condamner les déterreurs de Juifs.
Défense
qui achève les victimes : si les papes renouvellent les bulles,
c'est que les Juifs continuent à se faire haïr
(hypothèses
de recherches, pour une fois que nous avons une autorité pour
expliquer
pourquoi les Juifs se sont fait tant détesté...).
A propos, le prêtre fut un grand déterreur.
Accepteriez-vous,
éminence, un "call to papers" ?
1. "El vizconde de Castellbo, y su hija Ermessenda,
casada
con el conde de Foix, fueron desterrados por los inquisidores de
Barcelona
y quemados sus despojos, 50 a¤os despuès de muertos,...
El
inquisidor Pere de la Cadireta, que tan salvajemente profanara los
restos
de la familia de Castellbo, fue muerto a pedradas por los habitantes
del
pueblo, indignados ante su fanàtico proceder." Luis Racionero,
"El
Mediterràneo y los Barbaros del Norte", Plaza y Janes, 1985,
page
124.
2. "Une révolte avait éclaté à Albi,
lorsque l'Inquisiteur Arnaud Catala ordonna d'exhumer les ossements
d'une
hérétique qu'il avait condamnée. Les agents
d'exécution
se refusant à perpétuer l'affreuse besogne, il donna
lui-même
les premiers coups de bêche pour l'opération. Les
habitants
d'Albi, indignés, tombèrent sur l'Inquisiteur aux cris de
: "Tuez-le ! il n'a pas le droit de vivre !"
"El padre de Vives fue quemado vivo en 1524; los restos de su madre,
Blanca
March -descendiente del poeta catalàn Ausias March- fueron desenterrados
y quemados en 1529, a pesar de que ella habia muerto en 1508 a
causa de una gran peste..."
Et ce "synode
cadavérique" ?
"Une assemblée synodale présidée par le pape
(
Etienhne
VI) est
réunie au Latran. En face du trône
pontifical, sur
une autre chaire est assis le cadavre desséché du pontife
précédent, Formose... A sa droite se tient un diacre
chargé
de répondre, au nom du mort, à l'interrogatoire... Le
synode
conclut à l'indignité de l'accusé, à
l'irrégularité
de sa promotion, à la nullité de ses actes, notamment de
ses ordinations, (le Formose n'avait pas découvert
l'infaillibilité
pontifécale). Puis la momie est dépouillée de ses
insignes, on la jette dans une tombe commune. La populace le jette
ensuite
au Tibre... (en l'an mil de la naissance historique de
Jésus-Christ.
Dans l'affaire d'Uruffe, l'évêque ne montra pas le nez.
Pourtant
le curé lui demanda de le libérer. S'il suffisait de
baiser
pour retrouver "l'état laïc" ! sangria de curas. Donc refus
et tri-sangria, de verdad. Le bishop ne se rend pas compte qu'il est un
vrai saloparDios. Consolation facile: "Refus de la grâce Zeusio !
"
Et diffamation de la pécheresse : "Il y en d'autres qui sont
coupables,
c'est vous mesdemoiselles dont les vêtements ne sont pas
suffisants...
combien de viols où l'agresseur n'a qu'à soulever une
petite
jupe !".
Erreur, au moyen-âge, même un curé se contentait
d'une
cheville pour bander et nos poètes regrettent ce temps- jadis.
Quousque
tendem abutere ?
What a mess ! Le prêtre vit très bien chez les nudistes :
mon missionnaire, un copain du lieutenant Massu, racontait qu'à
son arrivée, il n'aurait pu trouver le tissu pour deux
mouchoirs.
Le danger de la mini-jupe ? c'est un instrument du jeu
fille-garçon.
Les parents l'admettent puis qu'ils casquent beaucoup pour bien peu.
Les
prêtre a ses recettes pour ce jeu : dans les villages sardes,
récemment
encore, le curé faisait la tournée annuelle de
contrôle
des naissances : un même chaque année. "Pourquoi vous
refusez
des âmes à Zeusio ?". Certains faisaient même offre
de spermato : il a dû arriver que le "cura-padre" marie son
propre
fils avec sa propre fille... La consanguinité ? une truc pour
emmerder
les rois de France, pour les faire cracher. L'un des nôtres dut
aller
chercher femme en Ukraine. Cette reine, combien plus cultivée
que
son mari, lança la mode des "Philippes", le Bel, le Hardi, le
Consort,...
Merci pour l'occasion de ploukométerie : comptons les
réactions
devant cet amalagame : violer, c'est comme porter une minijupe;
éventrer
une mère et tuer l'enfant, c'est comme porter une minijupe. Au
fait,
l'obsession du mini, qui en souffre ? est-ce que vingt-huit millions de
françaises vont se soumettre aux manies de quelques milliers
d'anormaux
sexuels, dont les trois quarts portent le zizi en cravate, bene
pendente,
qui ont battu tous les insectes sur la bizarrerie du mode de coït.
Même
Giscarat, le
plus préparé de nos
présidents
pour guillotiner, a parfois hésité. Mais vous
imaginez-vous
dans une prison, choisissant chaque jour les exécutés du
lendemain. Un vrai prêtre le fait comme il dit la messe.
Ma prof de graphologie rencontra un jour une amie. Les deux,
espagnoles,
avaient terriblement souffert de la "cruzada"; le mari de la seconde
avait
été fusillé. Consolation, une sainte mort, avec
volonté
de réparer ses erreurs démocratiques.
![]() |
La "veuve de Pio Duce" fit encadrer la dernière lettre du condamné. Quelle sainte lettre, et surtout que les enfants soient éduqués dans la foi chrétienne rénovée, et cetera... elle portait toujours une photocopie, preuve de dédouanement, que les enfants n'étaient plus "Fils de Rouge". Un graphologue préfère l'original, avec examen à la loupe. Comment expliquer l'horreur du procédé à une femme droguée au mensonge ? Ma prof entreprit de lui enseigner son art, pour doser la révélation peu à peu. |
|
Pio
Duce, co-fondateurs de l'Espagne moderne,
démocratique et
amnistiée. Imaginons Salan qui réussit et fusille les
"rouges"
qui s'opposèrent à son putsch.
Francoco n'aurait pas tenu plus longtemps que la clique Salan. Mais Pio Duce, son tire-ficelle, sut lui trouver des parrains. Nazisme, fascisme et vaticanisme ne diffèrent qu'au moment du partage des dépouilles.
Note 13, les simili-discussions :
Voir émission
TV2 du 21 mars 1989, entre un évêque, une danseuse, un
rescapé
de prison et un écri-vatican-ant très
académique...
Le temps du prêtre fou-fou, (déclarant à la
télé,
"Moi, je ne fais pas ça, moi, je n'y étais pas...),
exemples
trop réels de la réalité religieuse. Comprenant
que
les déclarations de prêtres entraînent sa
véracité,
l'Instituto va lancer des marginaux dont les affirmations ne comporte
pas
de suite.
Donc, durant toute la séance, aucune mention de la
"vocation
à
la romaine"; des expériences types "satori" boudhique, de type
sentimental
mais très intéressantes car elle montre le besoin de
chaque
personne à se "relier" aux autres et le sentiment d'avoir
trouvé
sa place parmi les autres, souvent au service des autres; en faisant ce
qui ne serait fait par aucun autre si on ne le faisait pas. Mais aucune
argument valable pour servir de faire-valoir à une secte, de
faire-croire
les autres.
Ces personnes rentrent parfaitement dans l'intuition de Malraux;
pouvant
être récupérées par n'importe quelle
religion
à l'affût comme chien dans la mangeoire, elles doivent se
méfier de toute religion officielle qui empêche toute
nouvelle
expérience de satori (de type intellectuel, à l'instar de
Champollion ou d'Einstein).
Malraux serait d'accord sur mes expériences personnelles, simple
comme de comprendre que la "reverse Polish" semble imaginée pour
que l'ordinateur fonce ou de découvrir l'importance de Popper
pour
la création d'une gestion intégrée; que vont
disparaître
les philosophies du type volcan éteint surmonté d'une
chapelle
vide, Platon,
Aristote,
Descartes, Hegel, Marx et même Bergson,
laissant
la place aux "mineurs" qui nous ont apporté beaucoup; qu'il
suffit
de suivre Schliemann pour retrouver le Christ historique,... que la
religion
doit commencer par une distinction nette entre civilisation et simple
civisation.
L'avenir de l'homme est le satori en coulée continue.
La séance a terminé sur les méchancetés
qu'un
certain Rushdie faisait au collègue Khomeiny, "atteinte à
ses idées qui sont comme des personnes..." Quant aux
femmes
pendues
à Téhéran, probablement des personnes sans
idées,
elles n'ont pas tellement souffert, dans leurs sentiments.
Il me semblerait plus honnête de la part de la
télévision
de faire parler au moins anonymement des
"rescapés"
ou des "échappés". Il faudrait également appliquer
aux "séminaristes" cette enquête annuelle qui suivit un
groupe
d'enfants depuis la 6ème..
Note
14, "Qu'en ferons-nous ?"
Laissé à lui-même, le prêtre moderne est
extrêmement
fragile. La Curia l'a admise, publiquement, lors de l'affaire des
prêtres
ouvriers. Beaucoup recherchaient la camaraderie rencontrée au
STO.
Les cardinaux savaient parfaitement qu'une bonne partie
déserteraient.
La suite leur donna raison. Que penser d'une doctrine incapable de
tenir
devant le catéchisme marxiste ?
![]() |
En Centre-Afrique, nous avons observé trois missionnaires, sur pied d'égalité au départ. En quelques années, le premier vit sa zone basculer à l'Islam. Parfaitement dégoutté, il traitait les Noirs de "singes avec la queue du moment coté" et s'intéressait aux fillettes. Le second convertit le chef local et se retrouva avec 50.000 "chrétiens". Il croyait à l'œuvre du Saint-Esprit. Le troisième évitait la pénétration musulmane en vendant du gros rouge. Son moral se situait à mi-chemin. |
Au Moyen-âge, cette vie était possible, facile,
agréable.
Aucune corporation n'a si bien vécu; même les fils de
rois,
toujours en péril de disparaître. Témoin, le
curé
de Montaillou par Leroy-Ladurie. Les paysans exigeaient un curé
pour les sacrements. Qu'il couche avec leurs femmes, ce n'était
pas un homme. Actuellement, le système si bien pensé
devient
boomerang. La disparition des "miracle" et des "creencias" a
exigé
une compensation, -faire ce que les autres ne font pas, se passer de
femmes-;
le besoin de culture moderne a produit le "double-bind": réunir
dans le même cerveau, une mentalité soumise, une
doctrine
demeurée, avec des connaissances inconciliables. Le cerveau du
prêtre,
pour tenir le coup, a besoin, comme la mémoire vive de
l'ordinateur,
d'un continuel refresh, de succès. Sinon, alcoolisme, folie,
suicide.
Monseigneur, un beau sourire mooniste !
Le problème n'est donc pas : "Que faire de ces demeurés
?"
mais "peut-on souhaiter cette voie à des enfants ?".
Réveiller
des somnambules risquant de les transformer en légumes
abouliques,
il faut trouver une formule de transition. Beaucoup de prêtres la
connaissent et certains l'avouent : "Aujourd'hui, je n'encouragerais
personne
au sacerdoce, parce que je ne voudrais pas que quelqu'un puisse ensuite
me reprocher de ne pas lui avoir dit la vérité, de
l'avoir
engagé sur une voie
insupportable..
![]()