Pré-Scriptum : Ce texte est le coup de grâce aux "messianismes".  A Pâques 1990, j'avais remis à France-Curaille. le "puzzle du joKriss":  "Doublets", "Matthieu", 'Petit Rat'", "Soldats", "Théâtre de Pilate".

LA  FABRIQUE des_JOKRISS-DEALERS
  (Texte remis_au 15_AoÛt 1990)
        Vraiment, un papillon  qui bat des ailes à Baald'Oïd peut déclenche un ouragan au Vatican, voir :
        Pas de réponse: au 15 août 1990, j'envoie alors celui-ci, (troisième préalable à une vraie civilisation, le deuxième préalable était dédié à un certain Paolo-Giovani, (comédien), la suite en forme théâtrale au "puzzle du joKriss":   un certain Yaccoub demande à un nouveau procurator de liquider un certain Pote Saul, qui fout la merde et risque de provoquer un soulèvement..
 1/ "Vocation, appel de Dieu"?
2/ "Vocation, appel de l'évêque" ?
3/ "Pourquoi tu t'es fait prêtre ?
4/ L'examen des "réussites"
5/ Examen des méthodes de dressage
6/ Le témoignage des "apostats"

7/ Témoignage des "confesseurs"
8/ "Ideas y creencias"
9/ La folie douce
10/ Appel au système supérieur
11/ L'environnement du prêtre

        NOTES:

       Douze ans plus tard, l'incroyable est arrivé: Pote Paul à CanosShalom reconnaît 2000 ans de crimes. Comment  aider ceux qui doivent changer de point de vue, à 180 degrés?
      ImaginerPé Pierre, (saint protecteur du pauvre et protégé de Saint Brognart), dans la rôle de mon aumônier francoquiste, désignant les fusillés du lendemain matin. Horrible! Non, les deux ont la même formation, cinq ans pour arriver à penser par phrases: "Dieu vous le rendra, recourrez à Marie médiatrice de toutes les grâces..." Et il se contente de désigner ses "protégés". Les autres, il en fait des "voleurs de Paradis", avec douze balles chrêmées. Contre remise d'une lettre de reniement aux opinions pour lesquelles ils meurent. Le "prêtre" persuadé que l'Eglise peut tuer est rare? il est caché: car tous supportent sans honte les "hérétiques", (de leur désignation, maintenant "terroristes"), brûlés vifs, (quelques 500.000 femmes). Voilà une question pourPote Paul@K lors de sa prochaine séance de "reconnaissance internationale".
fSatamm.htm
       Voir le"satammisme" comme il fût imaginé il y a 5000 ans par un cerveau "sacerdotal", (ne dites plus "diabolique"!) pour remplacer le hard-slavism, (à base de chaînes, crucifixion, mutilations...) par la diffusion de l'ignorance et de la superstition par un "clergé" divinisé, gardien du Livre du Savoir. Beaucoup de variantes de surface. Il s'agit toujours de faire naître, dresser de bons esclaves et  d'empêcher leur révolte et même de se suicider.
       Comprendre l'effet "Sadu", (qui prend un disciple pour le servir, le soigner, l'enterrer contre héritage): l'institution devient système de retraite par compensation. C'est déjà visible dans les commandements de Zeusio: "

ton prêtre respecteras, place attendras sans empoisonnement,
ses biques ne prendras...ses filles ne toucheras avant enterrement;
    D'où le résultat actuel: tous vieux mais ils pensent avec le symbole pontifécal de leur déchéance: "Après moi le Déluge..."
        Tous les opposants sont tombés dans l'erreur de Voltaire. Les critiques de faits obligent les "assassaints" à modération et  apparence  civilisée. Et pourtant la recette fut trouvée, il y a 19 siècles, par Celsus: "décrire fait fuir",. Mais la solution, c'est que l'apparition de l'Ordinateur nous permet une "Créativité Collective" sans réplique. J'ai vu  des prêtres perdre la foi. Le problème sacerdotal aujourd'hui est donc la "re-direction" des prêtres, (qui ne croient plus à leur salade), en fonction de leur générosité première, en expliquant qu'ils sont les victimes du "satammisme", (voir à la suite).
        Aujourd'hui, il faut décrire ce système criminel et exiger de vraies réparations, (il faudra bien 5 millénnaires!)   Les politiques doivent libérer les soft-slaves que se fabrique ce système, les dits-prêtres, (autant qu'arrêter toute  légalisation du  racisme auto-divinisé). S'ils ne sont pas d'accord, qu'on leur mettent cette ceinture de chasteté. Ensuite, il sera difficile de condamner un "prêtéraste".
        Je livre donc ce texte tel que remis le 15 août 1990, rédigé bien avant la Chute du Mur
DEFINIR LA
"VOCATION"
    Je préfère la
définition bourguignonne, celle de Vincenot :
Le curé : "Veux-tu entrer au séminaire?"
Vincenot : "Mais Dieu ne m'a pas appelé...
"Alors! tu crois que Dieu téléphone? C'est moi qui te le demande!"

Maintenant, deux définitions, les officielles. 
1/ "Vocation, appel de Dieu" ?
    Définition à deux tranchants: elle rehausse le prestige du curé mais l'enfant croit que Dieu "appelle"; d'où réponse "à la Vincenot" : "Ton Zeusio, sait pas siffler ?"
    A vous de chercher le premier stade, le plus intéressant, escamoté : pourquoi le curé "appelle" le gosse Vincenot ? Que le chasseur de
vocations" nous dise pourquoi il harponne un enfant plutôt qu'un autre... sur quels critères ? pourquoi le curé abandonna-t-il Vincenot ? (lequel n'a pas pris le chemin du Ciel mais celui de la SNCF. Dommage, j'aurais aimé une vie de saint Cucufa, par le Révérend Vincenot).
     Extrait du catéchisme portugais :
"Pureté d'intention, aptitude pour exercer le ministère sacerdotal, bonne éducation, zèle pour la discipline de l'Eglise, amour de l'ordre, respect et  estime des bons prêtres, choix de l'évêque après information de Supérieurs, triomphe sur tout espèce de vices (maintenant admirons le déguisé pour les trois vœux et la petite branlette). Enregistrons : la proie recherchée doit être générosité, besoin de dévouement. Il y a un siècle, Sophie Bedon aurait professé chez les Servantes Rehaussées; aujourd'hui, François d'Assises serait secrétaire à FO. Notre Vincenot manquait de "respect- estime pour bons prêtres".

Conclusion 1 : fabrication de petits-vieux ?
        Premier paradoxe : prêtre vient de presbyteros, "vieux", - qui a également donné presbyte-, mais les vocations tardives, (les V.T. ou "vieux tacots", cas de Pote Paul@K), ne sont pas encouragées; et pas seulement les vocations chagrin-d'amour. Pourquoi ?
    A l'origine, la secte chrétienne ne prend que des personnes connaissant la vie, qui ont fait preuve d'autonomie, qui ont le sens des relations avec les "laïques". La refonte constantinienne confirme. Evêque, -commissaire impérial aux bonnes mœurs et à la tranquillité publique-, est la couronnement d'une carrière politique ou même militaire. Chacun peut trouver des exemples relativement récents : Fray
Luis de Leon, (1527-1591) fut "dos veces rector de la Universidad de Salamanca, gobernador de Galicia, miembro de Real Consejo y despuès del Consejo de la Inquisicion, llego a ser obispo de Calahorra, de Cordoba y de Cuenca..." (Abelàn, "El Eramismo español, page 187).
    Pourquoi ce changement au cours des siècles ? ce renversement "pédérastique"? cette décision de fabriquer de petits vieux (ou vieilles). La chasse aux enfants est plus évidente dans les pays colonisés par le Vatican.


     L'ouverture de l'Espagne à la démocratie, (avec amnistia- sin-confesion), fit disparaître du paysage de curieux troupeaux de dindons. Il s'agissait d'enfants très jeunes, déjà revêtus du jupon que tous ont rejeté maintenant. Chaque cas devait correspondre à un crime contre un enfant sans défense. Hannibal est rarement sauvé par son père. Un autre truc assez efficace, habiller le ou la gosse en religieux, sous prétexte d'une guérison miraculeuse. Imaginer la mentalité d'une fillette allant à l'école, vêtue en trappistine.
      Résultat : il est très facile de faire admettre à un prêtre qu'il n'a pas connu de jeunesse. Ne serait-ce qu'en le poussant à proclamer, dans le meilleur style mooniste, qu'il fut "très heureux" !
2/"VOCATION", appel de l'évêque" ?
    Peugeot m'offre un contrat, j'ai la vocation mécanique... L'appel de l'évêque est conclusion administrative après longue "formation". Mais que de difficulté pour analyser sur le terrain ces "études". Ce n'est pas impossible malgré les obstacles imaginés par les sectes chrétiennes, (note 1). De plus, celui qui a reconstitué le montage de Galilée, possède la clef de la valeur de cette "formation" : l'appelé n'étudie pas, il est étudié; sacrée différence.
    La secte romaine oscille continuellement entre deux options: instruire des attardés mentaux (filière Vianey, 18 siècles pour mise au point) ou abêtir des garçons assez intelligents (méthode Loyola-Pascal). Il y a "division de opiniones" sur les risques. Commençons à étiqueter nos découvertes :
       le premier, "conardios", (type
Vianey), ne provoque pas de schismes (par defficience) ; mais il résiste mal aux problèmes tripes, pinard.
    D'où l'opinion opuesta :
       "un prêtre qui n'est pas intellectuel ne sera pas un bon prêtre... Finalement, l'évêque et son "conseil" tentent leur chance: donc "vocation, appel de l'évêque".

Conclusion 2 : la "vocation-voltaire"
    Donc, nous avons déjà plusieursdéfinitions. Mais je soupçonne un tas de "vocations", correspondant à des situations très différentes, entraînant des "pratiques" inattendues. Quel rapport entre le curé d'Ars et le prince-candidat à l'archevêché de Paris refusé par Louis XV : "parce que pour ce poste, il faut au moins croire en Dieu...", (note 2); entre l'abbé Pierre, le curé de Montaillou etTalleyrand ? (note 3).
    Les définitions officielles correspondent à la "Réforme- Voltaire" (note 4) : les séminaires apparaissent au temps des "Lumières", pour produire en série des prêtres d'un niveau "suffisant" pour répondre aux attaques philosophiques. Je n'ai jamais compris l'acharnement de la secte romaine contre Voltaire. Il a seulement expliqué que torturer, rouer, brûler des personnes créent une mauvaise image de marque; que ces brutalités font soupçonner d'incapacité à "justifier" la sainte religion. Qu'aurait fait Voltaire avec les moyens de l'ordinateur? mais Sain d'Esprit peut régler le problème...
3/ "Pourquoi tu t'es fait prêtre ?
    Ne leur posons pas de question, seule manière de ne pas entendre de mensonges. Heureusement, ils ont des jours de rut- production, publiée dans les pays de l'Ecclesia Triumphans : Jorge Sans Vila, "Porque me hice sacerdote", Ed. Sigueme, Salamanca, 1959, note 5). Vous ne trouverez pas ce petit livre en France, même si la moitié des confessants sont francophones.
    On vous enseigne à parler à un "Episcope" : "Je baise vos mains ointes, votre anneau pastoral, votre pourpre sacrée". Moi qui considérais l'améthyste comme remède anti-gueule de bois !
    L'enquête confirme une découverte psychologique : la véritable décision serait un cas exceptionnelle; Point capital : apparaît le rôle (douteux) de la mère:


"Je fus destiné à être prêtre dès que je fus engendré... celui des familles nombreuses : "J'étais le second fils de ceux qui survécurent. Quatre de nous finirent prêtres et un autre se noya dans la Tage alors qu'il étais séminariste à Santarem... Dans notre famille, nous sommes 3 frères prêtres, 4 oncles, 4 cousins... Je suis le 5ème d'une famille de 8 enfants... Nous étions huit, quatre frères et quatre sœurs; deux garçons sont jésuites et une fille est sœur de saint Joseph"
        Importance du manitou : "Je me souviens avec reconnaissance du directeur du séminaire, de... ,de..." On nous laisse soupçonner la relation mère-directeur de conscience. Importance du "refresh" par l'entourage : "Le départ d'un parent pour le couvent ou le séminaire constitue une réelle fête"
    Sur la lecture infantile des évangiles : un étudiant à l'Université de Bruxelles : "Je lis donc l'évangile et je resté stupéfait. Il n'y a pas d'autre parole, stupéfait. Je ne saurais dire ce que je vis, mais durant des semaines, je lus et relus les quatre évangiles sans m'arrêter. J'étais saoulé. Je portais constamment sur moi un évangile de poche, et partout, dans le tram, les salles d'attente, dès que j'avais quelques minutes, je lisais un passage...". Preuve que l'évangile est difficile à lire, (dixit Nietzsche).

Conclusion 3 : commençons à étiqueter
    Que dire du prêtre qui ne devine pas la mécanique qui l'a "coincé", et "poissé" ? Devons-nous rester sur ces adjectifs ou créer un terme, par exemple "acojonaDios" ?
4/ L'examen des "réussites" :
    La
"vocation"  commence par une préparation à long terme, (totalement ignorée dans lesdéfinitions officielles), Elle apparaît dans une prière pour premières communiantes:

   "Mon Dieu, si vous le voulez, je serai votre servante; sinon, je vous donnerai beaucoup d'enfants et quelques prêtres...". L'association de la mère à laA"vocation" du fils est un quasi-sacrement. Monique et Augustin. Nous retrouvons le multi-utilitarisme : intéressement de la mère aux résultats : elle assure ses vieux jours, une position dans la paroisse... substitution du père par un coucou sacerdotal. Chacun pensera à un film en vogue où la substitution est très avancée.
        Le pèred'Augustinus, un certain Patrick, est systématiquement caché : ce qui illumine différemment la "vocation" : "Une mère superstitieuse et un père pâlot, que l'histoire oublie; plus un prêtre en rut-coucou". Recette toujours actuelle : dans un cas récent, possible dans le cadre de l'Ecclesia Triumphans, le père (français) fut éjecté d'Espagne pour séquestrer l'enfant ! Selon les méthodes dark-ages, singerie de procès, faux témoins, faux documents et imitation de signature; négation de justice, impossibilité de défense malgré l'emploi de onze abogaDios et procuradores; assurance qu'il en prendrait pour quinze ans s'il approchait de la gosse. le code Napoléon utilisé comme façade civilisée. Les fauves et les sauvages doivent s'étudier en liberté. La France a mis ses prêtres dans une cage légale; elle ne les a pas modifiés.
    Chacun pensera également aux bébés-prodiges du violon. La méthode Suzuki fut traitée de "chantage maternel" sans attirer les foudres des protecteurs de la morale. Nous avons la base pour une hypothèse de recherche : et si le prêtre n'était que la victime d'une mécanique stupide et destructrice ?
    Car le plus grand drame pour un prêtre est de comprendre qu'il fut un jouet Suzuki, que sa propre mère l'a castré; pour une retraite tranquille en attente d'une assurance-paradis. Dans certains cas, précis, sur lequel nous pouvons témoigner, ce fut vraiment le drame. Heureusement, le commissaire ce jour-là était athée ! Et la mère disparue, le fils se retrouve seul; le véritable but a disparu. Mais il peut encore sublimer et penser qu'en continuant sur d'autres enfants, il justifiera sa mère ! Baal a toujours faim mais, comme le chien enragé , la victime croit trouver la paix en diffusant sa maladie.
Conclusion 4 : l'homo-maquina :
    Une ligne se confirme : si la première caractéristique du prêtre est l'ignorance religieuse, de l'Evangile en premier lieu, il apparaît finalement comme un pièce d'une mécanique qui nécessite des hommes-machines... (Et nous devinons que la femme ne sera jamais prêtre dans le système "curaille").
    Facile donc de montrer leur naïveté totale : extrait de "Nouveau Missel des Dimanches, 1989", page 131 : Si le monde était un village de 1000 habitants, 60 personnes posséderaient la moitié des revenus..." Mais le texte contient plus : si nous posons la bonne question, "Est-ce que l'Eglise a contribué à cette répartition injuste ?", nous voyons le propagandiste, missel-missa, comme une mécanique ignorant les buts réels, maniant le procédé de basse créativité, l'inverse, qui consiste à retourner la vérité gênante. Comment l'auteur, qui mentionne "la nationalisation des biens du clergé", ne fait-il pas immédiatement une règle de trois: "En 1789, 3 Français possédaient ce 50%, deux "nobles" et un prêtre..." ? En Espagne, on a fait mieux. Bien avant Charle-Quint, "2% de la poblacion poseia el 97% del suelo, y màs de la mitad de ese 97 pertenecia a unas cuantas grandes familias."
5/ Examen des méthodes de dressage :
    L'ordination finale est le résultat de la "méthode des petits-pas", avec de curieux échelons, exorciste, thuriféraire, sous-diacre... Assez similaire au training du parachutiste, qui commence d'un petit banc: "go !". Qui de vous a vu un diacre reculer lors de l'ordination ? cette cérémonie n'est que trompe- l'œil édifiant pour demoiselle sensible: le vœu de chasteté est déjà fait.
    Procédés complémentaires : l'engagement depuis le plus jeune âge, devant la famille, le village; reconditionnement par l'entourage, qui considère que c'est un "bon métier"; le conditionnement par l'imaginaire, "Tu seras le sel de la terre", à la "raciste", que nous retrouvons chez les marxistes, "nous serons les phares du peuple", chez les nazis, les légionnaires, "plein la culotte, nous" et dans le chant du Bétar juif, "Nous sommes tous des princes". Opinion de Gaulle, "Peuple d'élite, sûr de lui et dominateur", qui reste en travers du gosier et fait apprécier la logique religieuse : "Sur le moment, j'avais trouvé ce mot plein d'humour, parce que l'image du juif dans la portion d'histoire dont je suis le témoin est celle du juif persécuté et qui se fait massacrer, (Lustiger, toujours égal à lui-même dans l'art d'esquiver). Se considérer comme "supérieur", vous prépare à traiter les autres comme inférieurs et, surtout, à ne pas traiter avec eux.
    Les trois vœux sont le résultat de longs calculs : encore un cas de multi-utilitarisme : le prêtre coûte trois fois moins que le pasteur mais la papauté voulait surtout éviter la formation de familles de prêtres, -qui aurait détourné le cash- flow sans procurer la moindre vocation, au contraire : Dillinger, ennemi public numéro un, était fils de pasteur. La "vocation" ne peut fonctionner qu'avec deux possibilités : maximum d'essais et rejet de "ceux qui refusent la grâce"... Le concubinage du prêtre a toujours été toléré, (voir les curés galiciens du Prix Nobel Cela) : en cas de scandale, le prêtre est envoyé convertir les Noirs ou les Indo-Américains. Voilà le sens du "sacerdos in aeternum".
    Objection : le prêtre courant ne fait pas le vœu de pauvreté. Retournez au témoignage du psychiatre : il est incapable de gagner sa vie. Et retournons aux colonies du Vatican. Lors de la disparition de
San Francoco, un enquête dans l'ordre enseignant le plus répandu, (J.B. de la Salle, on connaît) révéla que pratiquement aucun "professeur" n'avait de diplôme. Explication du "Général" : "Ils foutraient tous le camp !"

    Les témoignages affluent des horizons les plus divers : "Le désir de quitter le ministère est pratiquement assimilé à un péché... On n'accorde aucune légitimité morale à une décision prise en conscience... toute une série d'interdictions frappent les prêtres "défroqués" pour les réduire à un sous-état laïcs". Boff, "Charisme et lieux communs", page 65, (il s'agit d'un écrivain toujours autorisé...)
    Une amnistia est destinée à "blanchir". D'où curieuse agitation démocrassique : l'Université Colmillas (théologie jésuite exclusivement), mute en Ecole de Commerce, recherche des alliés européens : Reims, (merci J.B. de la Salle), Middlesex (le coin semble banlieue de Calcutta). En Italie, on cherchait toujours aux dernières nouvelles. Pourquoi Sup-de-Co-Petrus, spécialisée en transferts de fonds ?
    La formation consiste en une liste infinie de recettes, à usage personnel (croire qu'à partir de trente ans, le problème "tripal" s'estompe...), à titre "pastorale" : aux Dark-Ages, certains curés ont torturé des femmes qui déménageaient trop souvent. Quel danger pouvaient-elles représenter ? le voisin n'enseignait pas la même doctrine ! Nous comparons leurs recettes ? mon missionnaire exigeait que les fiancées soient enceintes.
    En cas de stérilité, il risquait de perdre deux chrétiens. Le seul trait d'union sacerdotal est le "credo-sans-apôtres" imposé par Constantin.

Conclusion 5 : verus homo-maquina
    Confirmation : le prêtre, comme le disciple de Moon, est un homo-maquina, dressé pour la chasse, programmé pour surmonter le doute, ("Le diable me tente", "Jésus veut augmenter ma part de gâteau-paradis", "Tous les saints passent le tunnel obscur"), pour affronter les réactions à ses méfaits ("on vous méprisera, on vous insultera comme j'ai été insulté")... Cette mécanique, amorale, irresponsable, fit les délices des premiers temps de la télé : "Moi, je ne fais pas ça, moi, je n'y étais pas !", "Votre argument est vieux de quarante ans". Vous comprenez pourquoi ils furent interdits en faveur d'un "porte-parole de l'épiscopat"...
    La secte a donc multiplié les recettes qui occupent l'esprit; bréviaire, prières annonées, sermons qui convertissent l'orateur, pas plus; retraites et surveillance mutuelle. S'oublier en s'occupant du salut des autres est également une bonne recette."
    Et télésurveillance : si un curé "reçoit" une femme, l'évêque est averti! Ce qui confirme que les croyances religieuses constituent un "système de connaissances nécessitant un fort soutien social pour se maintenir". (Brown et Pallant) En complément, une véritable haine du prêtre contre ceux qui ont osé se libérer... Sacerdos, sacerdote lupissimus !

6/ Le témoignage des "apostats" :
    Les personnes ayant vécu le problème sont rarement lucides et nous devons expliquer pourquoi. Contact court ou superficiel, on ne voit rien; trop de temps prouve un abêtissement congénital et termine d'abêtir. A mi-chemin entre ces deux pièges, "Through the Narrow Gate" (note 6) est une exception et un modèle de témoignage à encourager; d'autant plus que l'auteur sait écrire. Mais lorsque l'auteur utilise sa percée littéraire pour nous expliquer le misogyne Saul-Paul, elle sombre dans la théophilie et mérite l'imprimatur franciscaine sans correction. Points remarquable :

        - Qualité de l'observation : les parents de Karen Armstrong vont voir la Supérieure qui a "ferré" leur fille :




"Puis Mère Katherine entra. J'imaginais tout  -le pas ondulé, le sourire de bienvenue rayonnant. Puis elle serra les mains. La poignée de main de Mère Katherine était légendaire. Vous preniez sa main et elle restait dans la vôtre, sans vie. Elle vous échappait en tombant. Cette poignée de mains résumait ce que mes parents avaient toujours noté sur les religieuses. "Elles vous tiennent toujours hors de portée de main", disait ma mère; elles semblent vous dire: "Ecartez-vous !"... Ce soir-là, la poignée de main cessa d'être une plaisanterie. Comment pouvez-vous discuter avec quelqu'un qui n'engage pas le fer avec vous ?", (page 57)

    Vous avez certainement remarqué dans les films de cape et d'épée, le dialogue butor-petit : "Défends-toi ! défends-toi !" Si le petit refuse de se défendre, le butor n'ose le tuer. Cette recette de survie semble remonter à loin: le gourou Zen explique que l'élu doit sourire "à la lame qui va le transpercer".
    Autres points à retenir, la méthode d'évacuation de celles qui ont "refusé la grâce", l'amour fraternel dans les couvents, l'amour sacerdotal, l'amour des chats. Et l'aboulisme prêché et exercé...

Conclusion 6 : les "rejets"
    Tâchez de retrouver "ceux qui ont manqué à la grâce", comme ils disent, pour évacuer leurs "loupés". Le curé de Montréal "reste" parce qu'il sait le sort de ses camarades qui ont fait le grand pas en arrière... Demandons à la télévision de suivre une couvée de "vocations" comme elle le fit pour un groupe d'enfants depuis la sixième...
7/ Le témoignage des "confesseurs de confesseurs" :
    Les prêtres se confessent parfois aux professionels de la confession. Cas le plus célèbre, dans un monastère mexicain "analysé", sur 60 moines, 40 quittent dans les deux ans. Pointe d'humour: l'un des analystes est femme. Bravo la fille d'Eve ! Le pape en a toujours un trognon de pomme à travers la gorge. Terrible aveu d'un "rouget" romain : "Ils vont nous vider les séminaires !". ATTENTION : dévêtir Jean-Paul pour enrichir Sun- Moon, pas d'accord. Je me rappelle les paysans lorrains qui tuèrent leurs renards. La place fut prise par les cousins polonais, de vrais enragés.
Confession rapportée par le Dr. Solignac :
"Je suis persuadé que MA MERE DECIDA TRES TOT QUE JE SERAIS PRETRE... A LA FIN DU REPAS, LE CURE ANNONÇA QUE J'ALLAIS ENTRER AU SEMINAIRE, parce que j'avais la vocation... Je restai stupéfait et inquiet... Je garde le souvenir d'UNE ENFANCE SOLITAIRE: aucun ami, ni au petit séminaire, ni durant les vacances... IL Y A DES ASSOCIATIONS DE MERES DE PRETRES; RIEN POUR LES PERES... Au moment de faire le pas, je me dis, "marié ou curé, sans importance; on y va". Je pense que le désir de ma mère m'influença beaucoup... Je comprends maintenant la signification de "faire une régression dans la maladie". Mes "maladies organiques" m'empêchèrent de sombrer dans la dépression et le désespoir... Le curé qui me lança vers le séminaire ne s'intéressa jamais à moi. IL CHASSAIT LES VOCATIONS, POUR la gloire de Dieu et LA SIENNE... JE PARLE D'AMOUR ET JE ME DETESTE; je me sens asexué et agressif, MAIS JE CACHE BIEN CETTE AGRESSIVITE... Si demain, je devais travailler pour subvenir aux besoins d'une famille, je ne sais ce que je ferais...
    Beaucoup de prêtres souffrent de ne pas avoir une profession. Ils sont INCAPABLES DE GAGNER LEUR VIE... Deux cas m'ont vraiment impressionné. "... l'un partit au Canada où il se maria et travaille. Le second se trouvait déboussolé il voulait se marier, MAIS NE PAS AVOIR D'ENFANTS, par crainte des responsabilités du chef de famille. Une impasse. Il demanda la réduction à l'état laïc... Deux mois plus tard, il se suicidait".
    Je suis convaincu que s'ils avaient pu trouver une situation à leur goût, tout aurait été différent. Les deux étaient obsédés POUR GAGNER LEUR VIE, D'ETRE DES HOMMES COMME LES AUTRES... (note 7, Confesseurs de confesseurs).
    En étudiant le prêtre, il ne faut jamais oublier que cette "profession" détient un record d'alcooliques, de fous et de suicides. Voir le Jésuite guitariste, Sœur Sourire, le séminariste d'Econe, l'ex-séminariste qui utilisa "Suicide, mode d'emploi"... Il est rare de voir un prêtre devenir fou. Sitôt repéré, il est soigneusement caché. Peut-on avoir quelques informations sur les centres semi-secrets où la sainte psychiatrie, copiée de la psychiatrie militaire, vise à renvoyer au front le plus vite possible ? (Duclos, "Les Prêtres", Seuil, 1983, page 234-5).
    Zeusio en profite pour montrer sa puissance. Dans un cas précis, le fou refusa de dire un "secret de confession", prouvant l'origine divine de cette pratique. Preuve que nous avons encore beaucoup à apprendre due la folie. Quant au "secret", demandons à la chica de Valencia.
Conclusion 7 : prévisions faciles
    Comment le prêtre résiste-t-il ? pour la même raison que l'histoire de sa secte ne le gêne pas : Dieu a le droit de tuer les impies. Et Il délègue... (vous comprenez Rouget de Lyon volant à l'aide de Khomeiny ?). Quelle manière de se déclarer, "assassaint en puissance", d'avouer que Zeusio est la recette à tout justifier. Le simple prêtre survit en se racontant, en le disant plus rarement : "Si tout cela (Inquisition comprise) réussissait à envoyer une seule âme au Ciel, tout serait justifié!"
    Ne pouvant se contenter d'une simple embauche "à la Peugeot", chacun va inventer de curieuses
définitions: "On sait si on avait la vocation le jour de sa mort... Avait la vocation, qui eut le courage de la vivre..." Simple refus de se regarder en face. Sur ses vieux jours, le prêtre se raccroche au pari de Pascal, formule mathématiquement fausse mais qui trouve mieux ? Et cela nous donne un curé de Montréal.
8/ "Les Hommes ivres de Dieu"
    L'OPA deConstantinus eut un effet inattendu : la suppression des "persécutions" supprimait ce chemin vers le Ciel. Le névrosé qui voulait imiter son dieu "mort sur la croix pour nous sauver" ne pouvait plus se rendre au tribunal et déclarer "Je suis chrétien". Une bonne partie des "martyrs" fut empruntée à une secte fanatique, les montanistes; exemple Blandine de Lyon. Saint Ignace d'Antioche, les "carmélites de Compiègne" appartiennent à cette catégorie suicidaire.
    En religion, il faut distinguer l'obsession métaphysique de son exploitation commerciale. Mais la "religion" ne délivre pas de l'angoisse de la mort. Au plus le prêtre, choisi pour son anxiété naturelle, obtient une solution "Freudeur" : le groupe lui rend la vie supportable. Mais tâchez de confesser un aumônier  de nonnes : il admettra ce que Chateaubriant avait révélé : ses patientes font les pires morts. Tous les médecins savent qu'au dernier moment l'homme sent le besoin de "mettre de l'ordre" et je vous garantis que vous avez une vue globale sur votre vie. Quel film revoient des femmes qui ont triché avec la vie, se sont "adaptées", ont souvent commis de véritables crimes contre d'autres personnes ?
    Les crises de fanatisme ne sont qu'une tentative de primitifs pour exorciser leurs angoisses. La paix constantinienne poussa les "martyrs in waiting" vers le "sado-masochisme justifié", un cas qui contient tous les genres et doit faire rêver bien des bishops, (note 8). Les monastères mirent un peu d'ordre. Diverses justifications: centres de curiosité pour le gaulois qui sommeille en nous, qui croit que les prières des moines et carmélites empêchent les pires malheurs de nous arriver! Saint Francoco enfermait dans les monastères les prêtres suspects. Les obsédés de la perfection, considérés comme dangereux à la tête d'une paroisse, y sont gentiment dirigés : n'oublions pas que les grands mouvements des Dark-Ages furent conduits par des moines.
Conclusion 8 : la "vraie vocation"
    Le prêtre actuel est donc une synthèse des deux tendances : moitié obsédé métaphysique, moitié fonctionnaire. Cette formule évite les conséquences pauliniennes, l'apparition immédiate de concurrents, mais permet le but du grand apôtre, le drainage financier. D'où une formation qui doit commencer bien avant la naissance. Elle impose un embrigadement de type militaire, un rejet massif donc un choix important. On comprend que la mise au point de la formule romaine demanda des siècles; que la concurrence, comme Moon, ne la pratique pas, et de ce fait, disparaîtra.

  Malgré la pub, le prêtre est avant tout le domestique, le sans-grade d'un système. Un jour, il se trouvera confronté à des ordres que le laïc considère comme des crimes, par exemple séquestrer des enfants pour les besoins de la "méthode coucou"; de trafiquer sur des terrains, mettre une famille sur la paille par captation d'héritage... incapable de comprendre le vrai sens de promesses faites en totale ignorance.
    Provoquer expérimentalement cette mutation est difficile, pas impossible : le ConarDios prend l'air ahuri du somnambule qui se réveille. Mais restons dans la ligne de Galilée : l'expérience et l'information de chacun est suffisante et l'approche d'un problème peut être plus importante, plus efficace finalement que les conclusions d'un chercheur. Si peu ont eu l'occasion de voir cette transformation, tous connaissent des cas publics, le prêtre italien, ou l'archevêque de Chicago, qui se fait coincé par la justice pour trafic de devises, de terrains. En prime, commentaire de l'Observatore Vaticano : "Un prêtre ne peut agioter puisqu'il travaille pour Dieu !". Quelle confirmation de l'hypothèse Grand Zeusio !
    Mais que peut faire ce "poissé" ? la secte peut le faire disparaître de la région. Par contre le "vrai" prêtre n'est pas tellement gêné par ces faits. Pour Dieu, il ne peut y avoir de crimes puisque tout Lui appartient. Nous voyons enfin poindre la "vraie vocation", la raison de la promesse d'obéissance. Ensuite, on peut devenir évêque; et faire la promesse supplémentaire, de "persécuter l'incroyant"... le dernier avatar sacerDios, "SALOPARDIOS".
    Taylor rêvait d'un gorille comme ouvrier idéal. Il se contenta d'un Hollandais.
Loyola rêva d'un cadavre et entreprit de le fabriquer, à la chaîne.
8bis/ "Ideas y creencias" :

    L'analyse du mécanisme de fabrication peut être décomposé en trois temps : décongeler, programmer, recongéler. Peut-être valable chez les Moonistes, cette explication provoque le danger de la satisfaction pour l'auteur : il ne cherchera plus. Nous voulons une théorie quasi scientifique, qui permettrait de fabriquer du prêtre comme des Lefebvre-Utile. Elle permettrait surtout de détecter les "fausses vocations", de signaler les enfants en "péril de vocation".

       Une très bonne analyse fut proposée par Ortega y Gasset, considéré comme le plus grand philosophe espagnol. Dans "Ideas y Creencias", (note 9), il distingue entre les croyances reçues de l'entourage, qui constituent le "yo y sus circumstancias", et les "ideas", acquises en pensant, par expérience et par contact avec la vie. Et il remarque, que ces dernières, logiquement les plus solides, sont régulièrement mises en doute alors que les croyances, héritage de semi-analpha-bètes l'emportent en cas de litige. Normal donc que la religion cultive les "martyrs"; pas la science.

    Trois conséquences-confirmation :
            - le dressage sacerdotal doit commencer au biberon, pour profiter du "statut creencias". Comte retrouve la méthode empirique actuellement employée, fruit de siècles de recherches.
            - Il est facile de démonter un prêtre. Mais le résultat n'est pas désirable : il suffit de le "confesser" à la manière de Freud, mais c'est lui retirer la colonne dorsale.
            - Et nous pouvons prédire les chances de succès d'un appelé. Si la famille de  J.L. Barreau avait été vraiment athée, il n'aurait pas terminé le parcours, (note 10) : car "sa" religion aurait été totalement "ideas"; et il aurait souri du chantage proposé, "réduction à l'état laïc contre silence". De même la vocation de
J. M. Lustiger est artificielle car son Jésus, rencontré bien tard, est une "idea", pas une "creencia" capable de soutenir une montagne (d'infantilismes). Ses télé-interventions, passées au ralenti, le montrent plus à l'aise avec Abraham, (creencia), qu'avec Saul-Paul, (idea), plus préparé pour défendre le peuple de Yawheh qu'à guider les moutons chrétiens. Peut-être existe-t-il une "vocation-copyright". Métier comme un autre?

9/ La folie douce:
    Laborit explique que nous pensons à travers une "grille". Malheureusement, pour la plupart, avec une seule grille, marxiste, bourgeoise,... La "chrétienne" est même inversée, puisqu'elle permet de croire et d'enseigner le contraire de la vérité. Lorsque nous désirons connaître quelqu'un, nous essayons de savoir "ce qu'il pense"... Mieux vaudrait comprendre comment il pense. Et s'il sait changer de grille afin de ne pas penser "méthodiquement".

    Essayons de changer de grille, pour recentrer toutes nos remarques grâce à la théorie du "double-mind", (note 11). De nouveau, appel Galilée aux expériences de chacun. En 1945, la France changea ses billets. Dans mon village, un Flamand avait ramassé beaucoup de marks. Le curé trouva normal de "blanchir". Explication-excuse, (sans donner le taux du Santo Spirito) : "Il n'est pas français". Cette anecdote concentre amoralisme Zeusio et logique d'enfant pris la main dans le pot de confiture, (note 12, Formation à la logique religieuse).
    L'affaire suivante, totalement publique, aurait pu passer inaperçue. Elle m'a intéressé comme occasion de voir les réactions de personnes "courantes", d'expliquer un cas, bizarre en apparence, mais relativement fréquent.
    Chose rare, notre Life-Camp possédait un médecin psycho- saumatique : les dimanches et fêtes, il se préoccupait de nos âmes. En réalité, il appartenait à l'un de ces milliers d'ordres vaticanants qui utilisent des laïcs. Il travaillait à l'hôpital mais comme la région était ultra-dangereuse (nous avions pratiquement des "indemnités de risques Irak-Iran"), il couchait et vivait dans notre Life-Camp. Le commensal le plus intelligent et le plus cultivé jamais rencontré dans cette variante de bagne.
    Donc, un dimanche soir, nous discutons de tout et rien. A un moment, le toubib explique les élucubrations d'une nonne romaine: cheveux sur la soupe ? cas de dingue (fièvre violente) ? Inquiétude des assistants : si le toubib dévisse, que devient-on? Le mois suivant, visite nocturne avec armes de guerre. Bagarre : coté Life-Camp, deux blessés graves. Réaction du toubib : "On n'accueille pas ses frères à coups de fusil !".
    Commentaires entendus : "Personne n'aime à se trouver sous la mitraille... savoir serrer les fesses...". Je me suis risqué à expliquer la théorie des deux cerveaux. Pour beaucoup de personnes, il suffit de fouiller dans leur expérience... Et "former son regard" : mon toubib n'était pas parfois bizarre; il se retenait la plupart du temps. Cela vous aidera à faire la synthèse indispensable avec le cura espa-guignol amoral, irresponsable; modèle ambulant et sans retenue d'orgueil, de méchanceté, de sadisme.

10/ Appel au système supérieur

    Nous avons au moins dépasser la fadaise de l'émission télévisée et le dialogue entre complices, confrères et  complaisants, (note 13), les fadaises "justificatives" de curés à la saint Bernanos. Mais pratiquement, nous n'avons pas encore "défini" la vocation; seulement présenter des étapes et des points de vue. "
Définition, de "fines", poser quelques poteaux pour délimiter un champ, artificiellement. Il faudrait maintenant considérer l'environnement, donc poser "pour qui le prêtre?". Nous aurons un sur-système, "l'Eglise", (que le prêtre ne doit pas comprendre, qui expliquera le prêtre, comme le carburateur explique le venturi) mais à replacer dans un autre sur-système (le moteur à explosion, la structure sociale)... jusqu'à ce que Goedel abandonne. Il n'y plus d'attaque contre les personnes mais la description d'un système qui nécessite des domestiques semblables au cochon dressé pour chasser la truffe...
    L'Eglise ne perd aucune occasion de se montrer elle-même: extrait du Monde, 6 avril 1989 : L'Eglise catholique impose un "serment de fidélité" à ses théologiens. On retourne au concile de Trente (1964), au serment antimoderniste abandonné depuis Vatican II. Les vérités proposées définitivement par l'Eglise "doivent être fermement acceptées... définition irrévocable,... adhésion de foi,... obéissance religieuse de la volonté et de l'intelligence..."
 11/ L'environnement du prêtre

    Une fois de plus, nous retrouvons l'amalgame religieux. "L'Eglise est formée des anges, des saints au paradis, des fidèles sur terre, guidée par la hiérarchie établie par J.C..."
    Dans ce cas, décrire comportements, "ministères", méthodes, rites, (comme ce baise-ceinture imposé en Espagne), "sainte diffamation" (très au point pour détruire les opposants et occuper la scène), complément normal de la "canonisation" : lors d'un sondage récent, le grand homme fut une madonna des mouroirs indiens, devant le pape et Gorby, ex-aequo. il semblerai utile de vérifier que ces "statistiques" respectent la mathématique qui seule peut les garantir. Mais deux remarques :
        a/ Il semble facile de montrer le ridicule de ce résultat, en expliquant le fonctionnement du cerveau, (double), seul moyen de définir "intelligence". Commençons par distinguer la capacité à se fourrer dans les structures, (génie politique), de la capacité de concevoir des structures (génie tout court, genre Einstein). Quel trait de génie d'offrir aux Hindous les "misericordias" des Dark-Ages ? Donc mieux vaut trouver une nouvelle utilité à ce genre de statistiques: la ploukométrie, chargée de déterminer le niveau intellectuel global. Serait-il possible de programmer une visite papale à Paris tous les cinq ans ? (le nouveau ministre du Tourisme déduira les autobus venus de l'Est). En attendant, merci du test mexicain.
       b/ L'opération Terreras montre cette condition de survie du système, le besoin continuel de sanctification. Je trouve assez odieux de trier dans l'horreur pour "canoniser" un nonne juive pincée dans les rafles, un descendant des coptes Macère et Chénouti, donc de diminuer des gens qui ne furent qu'eux-mêmes, ce docteur qui accompagna tranquillement un groupe d'enfants jusqu'au four, pour qu'ils ne soient pas effrayés; cette inconnue qui ramassa un bébé perdu et subit la règle S.S. pour "mères avec enfant". Le Polonais a tout de même reculé son couvent d'Auschwitz !
    Quelle conduite adopter envers les prêtres ? La plupart devraient, vu leur âge, être retirés du commerce. Pourtant nous ne pouvons plus les laisser mourir idiots, ou en Iddio. Certains sont positifs, "J'y suis, j'y reste mais je n'attirerai pas un enfant dans mon sillage...". Une fois la légende de Galilée admise, personne n'y pensera plus. Qui de nous se préoccupe de Jupiter ou d'Osiris, de Gog ou de Mazda ?, (note 14).
    Pour le moment, je propose un référendum sur les "grands moments" caractéristiques de la secte chrétienne : Hypatia assassinée sauvagement ou victoire de la Brute sur l'Intelligence; Giordano Bruno au bûcher avec un mors de cheval ou victoire de la Brute sur l'Intelligence, le massacre cathare ou victoire des Soudards sur la Culture, l'opération
Francoco, ou victoire du Soudard sur la Liberté...
G. Lelarge, "philoManager",
Ingénieur informaticien, (Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit expert au Bureau international du travail, (1971 à retraite) suite à contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes du Management.  Intervention comme consultant dans 175 entreprises, (50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE, SONATRACH, Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc...



NOTES:


Note 1, Conditions d'analyse du système de "formation" :
        Au début de l'évangélisation du Japon, deux jeunes demandèrent à devenir prêtres. Durant cinq années, ils firent l'admiration de leurs professeurs. Le soir de leur ordination, ils vinrent remercier l'évêque et disparurent à jamais. L'Eglise décida de n'ordonner que des enfants de parents chrétiens. Cette curiosité japonaise, apparemment, ne servit à rien mais rendit très difficile, -mais pas impossible-, l'analyse "neutre" de la formation curaille. .

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Note 2, le prince-candidat à l'archevêché de Paris :
    "
Paul de Gondi cardinal de Retz, coadjuteur de Paris de 1643 à 1654, puis archevêque de 1654 à 1662, fut un bon exemple de libertin mitré. L'éditeur de ses mémoires déplore l'impossibilité de fixer une chronologie de ses amours multiples, simultanées, récurrentes. Il se contente de donner un extrait du palmarès des  conquêtes archiépiscopales :
    "Marguerite de Gondi, Mme de la Meilleraye, Marie de Cossé-Brissac, Mme de Guéménée, Mme de Vendôme, Mme de Montbazon, Anne de Gonzague, Marie de Brancas, Mme de Rhodes, surtout Mme de Chevreuse et Mme de Pommereu..." ("La France religieuse" tome 2, Seuil)..

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Note 3, la "vocation Talleyrand" :
    "Hippolyto d'Este, en 1550, était archevêque de Lyon, d'Arles et de Narbonne, évêque d'Autun et de Tréguier, sans compter l'archevêché de Milan et l'évêché de Ferrare qu'il détenait en Italie. Bon nombre d'évêques n'ont reçu cette dignité que pour récompenser les services qu'ils rendent au roi comme diplomates... L'évangélisation n'est pas le souci dominant... ("La France religieuse" tome 2, Seuil, pages 189).
    Exemples de cette
"vocations", lesBorgia, les Farnese. Voir dans votre B3, (Bonne Bibliothèque de Banlieue), la "Famille Mazzarin".
    Alain, (Chartier), désirant comprendre comment un cardinal se sent bien dans sa peau, l'assimile au colonel, (le sergent-président, cubain ou africain, serait utilisable). Il suffit d'un ensemble de hochets et de courbettes. Le récipiendaire finit par croire ce que l'entourage lui affirme. Cas toujours fréquent, chez les nonces. Comment exiger un minimum d'honnêteté intellectuelle d'un homme qui devrait retourner dans son village de Calabre ? A chacun de constater le phénomène, en supposant une rencontre inopinée avec Jean-Paul@K. Si vous en bégayez, il est temps d'imaginer le Krakovien sur popot. Ce qu'Alain a oublié, c'est que le conditionnement est en nous, dans la tête. .

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Note 4, Avant la "Réforme Voltaire"
Extraits de "LA FRANCE RELIGIEUSE" tome 2, Seuil,
    "Dans le diocèse de Nantes, au milieu du XVIè siècle, sur 135 paroisses visitées, il y en a 53 qui comptent 5 à 10 prêtres, 33 qui en ont 10 à 20, et 6, plus de 20. On trouve des chiffres semblables, au même moment, dans le diocèse de St-Pol-de-Léon. Mais ce cas n'est pas particulier à la Bretagne. Dans le diocèse de Rodez, pour 76 paroisses visitées en 1574, on compte 662 prêtres, soit une moyenne de 8,7 par paroisse. L'une en a 40 pour une population de 2.300 âmes au maximum; 8 autres en ont 20 ou plus (pour des populations de 600 à 1200 habitants); et les autres à l'avenant... Observons, dans les années 1520-1540, le flot énorme d'ordinands qui déferle sur Avignon et sur les évêchés voisins : 575 sous-diacres ordonnés à Avignon en 1532, et 486 en 1538; mais aussi 191 à Orange en 1529, et 207 à Cavaillon en 1541... Des jeunes gens, arrivés simples tonsurés, repartent prêtres quelques jours plus tard..., pages 199-201.
    Théoriquement, les candidats aux ordres mineurs devaient connaître passablement le latin, et ceux qui allaient être ordonnés prêtres devaient avoir une teinture de théologie... En fait, l'examen des ordinants y était d'une facilité dérisoire, et il arrivait même que des candidats par trop ignorants se fassent remplacer par un camarade plus instruit. Recommandation en 1607: "c'est une belle chose quand un prêtre sait lire et écrire." Dans le diocèse de Lyon, plusieurs prêtres "ne savent pas la forme de l'absolution ni des autres sacrements, ayant même de la peine à lire." ("La France religieuse" tome 2, Seuil, pages 390). Certains évêques "ne songent qu'à multiplier sans discernement les ordinations d'où ils tirent l'essentiel de leurs ressources.", pages 190.
    En résumé, la "vocation" n'était pas gratuite : on recommendait à la générosité des fidèles "jeune fille pas assez riche pour faire vœu de pauvreté". Choix entre mourir en couches et couvent sans descendance.
    Enfin... où se trouve ce couvent rempli de foetus; baptisés avant décès, selon liturgie de Saint Uruffe.
    Les avantages sont énormes : seuls les prêtres pouvaient enseigner au Dark-Ages. Voir le dilemme d'Abélard. La prêtrise, c'ést la "carrière", le tremplin vers la fortune des Richelieu,
Mazarin, Fleury. Le professeur du prince devient premier ministre. Une petite vérole fit perdre beaucoup à Fénelon.
    Il suffit de trouver une bonne vie du Père Joseph : on y trouve le prêtre-diplomate et le cardinal-ministre et même général d'armée. Pas trop efficace.
    Donc, il y eut une époque, avant Voltaire, où la vocation ne fut pas "l'appel de l'évêque". Ce dernier refusait du monde. L'évêque étant prince, le prince exigeait d'être évêque...
    Finalement, l'intuition première est confirmée. "Vocation" ne pouvant correspondre à un système réel devient une interprétation ad libitum. Il y a autant de
définitions qu'il y a de personnes qui "pensent" le problème..

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Note 5, "Porque me hice sacerdote",
    Nous trouvons une brochette de connaissances, d'abord un
Jean Daniélou, orné de mérites : "Né à Neuilly-sur-Seine, professeur à l'Institut Catholique de Paris; écrivain fécond, (sic), spécialiste en philosophie de l'histoire, exégèse et théologie". Notre cardinal de Saint-Denis, sans doute. Un peu pressé ce jour là, il n'en mit qu'une demi-page, très significative : "Je dois ma vocation à Dieu d'abord, puis aux prières et aux exemples de ma mère...", page 134.
    Comment classer cette enquête décousue, à but utilitaire. Chaque "témoin" se rend bien compte qu'il participe à une action de propagande : certains tombent dans le delirium predicans, style "semaine des vocations" : "Que ces lignes décident les jeunes... à opter pour le sacerdoce", Lebret, (francofaune), page 60. Deux points confirment : peu de mention de crises : "En philosophie, ma vocation sacerdotale souffrit la crise habituelle." Morcillo, page 378. Et régulièrement, la tontine revient, "Au bout de trente, quarante ans, je ne me repens pas..." Cette réponse est-elle "soufflée" par l'enquête ?
    Quel intérêt peut présenter cette pub évidente ? La plupart du temps, nous justifions une décision prise inconsciemment ou imposée à priori. "Certains se font prêtres suite à une crise profonde; d'autres suite à un drame familial; d'autres en voyant l'abandon des masses populaires; d'autres pour évangéliser des peuples inconnus; d'autres, enfin, pour se mortifier et réparer les péchés du monde", J.M. de Buck, (francofaune), page 223.
    Les auteurs confirment les explications précédentes sur la "vocation". A travers les confessions genre de séquestration - lavage de cerveau : rôle primordial de la mère, existence en coulisse d'un prêtre, famille nombreuse, lectures infantiles.
       a/ Importance de la mère.
        "Quand je vois le rôle d'une mère dans la plus grande partie des familles chrétiennes, et le grand nombre de prêtres qui attribuent leur
vocation  à leur mère...", Leclercq, (francofaune), page 39.
    "A la réflexion, il me semble que je dois surtout ma vocation à celle qui fut ma seconde mère... une brave paysanne bretonne, dont la foi était lumineuse et qui conformait sa vie à sa foi...", Lebret, (francofaune), page 59.
    "Ma mère me parlait beaucoup de Dieu; aussi naturellement qu'elle respirait... Tout petit, ma mère m'expliquait l'histoire de la Bible... C'est ma mère qui m'enseigna à dire le rosaire... Avec elle, également, je faisais le mois de Marie...", Martins, page 111-112. "Je crois que j'ai été appelé dans le sein de ma mère, et qu'elle même m'éleva avec cette intention... Mais je le répète, ce fut avant tout ma mère, une simple ouvrière, qui m'apprit à prier, à connaître l'histoire sainte... qui m'enseigna à aimer les plus pauvres que moi, et à me sacrifier pour eux", Cardijn, (francofaune), page 137.
    "J'ai eu la grâce d'avoir une mère pieuse qui m'enseigna à aimer Dieu", Lelotte, (francofaune), page 140. "Ma mère communiait chaque jour... Je crois que si ma mère ne nous avait pas fait lever chaque matin, je n'aurais pas eu le courage d'aller chaque jour à la messe de 7 heures, encore moins l'idée et le courage de me faire prêtre". Ryckmans, (francofaune), page 172.
    "Ma mère, que je perdis à 14 ans, française d'ambiance huguenote mais baptisée dans le catholicisme, le professait sans rigueur, avec une foi admirable", J.M. de Buck, (francofaune), page 217.
    "Je sais seulement que j'appris de ma mère à aimer la Vierge et à la prier...", Spiazzi, page 228.
    "La piété extraordinaire de mon excellente mère fut le premier stimulant qui fit naître ce désir...", Piolanti, page 276.
    "La femme forte dont nous parle l'Ecriture, ma mère. Je ne dirai rien d'elle puisqu'elle vit encore et pourrait me lire...", Echeverria, page 280.
    "Ma famille était très chrétienne. En particulier, nous tenions ma mère pour une sainte...", Lombardi, page 304.
    La famille commença immédiatement à agir selon le destin qui m'était imposé...", Sauras, page 314.
            Sans commentaire.
    "Parmi les facteurs fondamentaux qui ont influencé ma
vocation, je dois citer, évidemment, ma famille, et surtout ma mère. Le désir d'avoir un fils prêtre fut toujours extrêmement vive dans ma famille...", Houtart, (francofaune), page 323.
    "Ma mère,... bien, je ne raconterai rien d'elle parce que c'est l'histoire d'une sainte qui a passé sans faire de bruit", Javierre, page 328.
    "Je remercie Dieu pour quatre dons qui ont conditionné ma vocation... ma mère... Les actes de sa vie furent leçon constante de remerciement à Dieu, de conformité à sa volonté divine, de détachement, d'amour agissant pour le prochain... tout les jours, la messe, très tôt, à 5 heure du matin...
    "Ma vocation sacerdotale fut soutenue, (avec combien de délicatesse !), par les conseils, les exemples et la maternité de ma mère... Il aurait été difficile de ne pas être prêtre sur les genoux de ma mère !", Sagarmina, page 344.
    (La mère peut provoquer la "vocation", malgré elle : comme décrit dans un film anglais. La mère veut empêcher sa fille d'entrer au couvent. Cette dernière, entre autres arguments, lui envoie :
       "Et tous les cantiques que nous chantions à Noël ?"
        -"Des chants d'enfants..." dit la mère.
        - "Pour moi, ce n'était pas des chants d'enfants...")
       b/ famille nombreuse :
    "J'étais le second fils de ceux qui survécurent. Quatre de nous finirent prêtres et un autre se noya dans le Tage alors qu'il étais séminariste à Santarem...", Martins, page 111.
    "Dans notre famille, nous sommes 3 frères prêtres, 4 oncles, 4 cousins...", Flores, page 176 "Je suis le 5ème d'une famille de 8 enfants...", Abbé Pierre, (francofaune), page 182."Nous étions huit, quatre frères et quatre sœurs; deux garçons sont jésuites et une fille est sœur de saint Joseph", Flick, page 204..
    "Des six enfants - j'étais le second...", J.M. de Buck, page 217. "Nous étions de nombreux enfants...", Echeverria, page 281.
    "Nous étions sept...", Lombardi, page 304.
"ma famille, très nombreuse pour sûr...", Houtart, (francofaune), page 323.
       c/ le manitou :
Mais il faut un "transformer". En réalité, tous les enfants possibles sont "essayés" par un "directeur de conscience".
    "Je me souviens avec reconnaissance du directeur du séminaire, de... ,de...", Lercaro, page 17.
    "Le bon curé de ma paroisse me demanda si je voulais aller au séminaire...", Morcillo, page 376.
    Ce genre de témoignages revient régulièrement mais sans soupçonner la relation mère-directeur de conscience.
       d/ le refresh par l'entourage :
    "Un jour, je nettoyais le sang et le pus qui coulait de la bouche d'un vieux et je pensais : "C'est le Christ qui souffre."... Je donnerais une bonne partie de ma vie pour revivre cet instant", Martins, page 125.
    "C'est un grand honneur (dans la province de Salamanca), d'obtenir de Dieu... une vocation...
    Le départ d'un parent pour le couvent ou le séminaire constitue une réelle fête", Flores, page 176.
       e/ autres facteur :
    Sur la lecture infantile des évangiles : par exemple, un étudiant à l'Université de Bruxelles: "Je lis donc l'évangile et je resté stupéfait. Il n'y a pas d'autre parole, stupéfait. Je ne saurais dire ce que je vis, mais durant des semaines, je lus et relus les quatre évangiles sans m'arrêter. J'étais saoulé. Je portais constamment sur moi un des évangiles de poches, et, partout, dans le tram, les salles d'attente, dès que j'attendais quelques minutes, je lisais un passage..." Preuve que l'évangile ne peut se lire sans formation sérieuse. Quel est le système de référence, de défense, offert aux étudiants par l'Université ? page 48. Qui s'étonnera ensuite de voir un "polytecnicien" se mettre au service de Sun-Saul-Moon ? Souvent, on trouve des lectures infantiles, sur les martyrs ou les missions : "L'objet fondamental de ce désir de sacerdoce fut, dès le début, sans discussion possible, le désir d'un apostolat missionnaire...", Houtart, (francofaune), page 322.
    Enquête peu professionnelle, qui éclaire, malgré eux, les participants. Pas facile de logifier une démarche qui oriente totalement la vie sans que l'intéressé n'ait jamais pris la moindre décision. Il s'agit, pour un sociobiologue, d'une transformation du sacrifice d'Abraham. Triste aveu : il est possible de fabriquer des prêtres, en commençant tôt, en coinçant le gosse dans un véritable ghetto. Il suffit d'une femme sans espoir, surchargée de mêmes et d'une éminence grise... Le système a nécessité du temps mais il est bien au point. La mère crée le climat. Nous comprenons mieux pourquoi la femme ne sera jamais prêtre dans le système khomano. Le père est rarement mentionné. La secte khomano a constaté, empiriquement, le phénomène Oedipe. L'éminence grise transforme : nous comprenons mieux pourquoi il n'est pas question de mariage pour les prêtres: le résultat serait désastreux:
            Dillinger, ennemi public numéro 1, était fils de pasteur..
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Note 6, "Through the narrow gate"
        - Observation cuisante sur l'aboulisme des "Elus de Zeusio" :
         "Je ne peux faire ce que je considère mal pour moi...
                "Mal ?
                "Il me semble que la flagellation est un moyen - un moyen perverti- de satisfaction sexuelle",
        Silence horrifié.
       "Je ne - vous ne - personne de nous sait ce que nous devons penser tant que le Chapitre Général ne nous l'a pas dit."

- Une rencontre avec le "double-mind" :
        "Je me sens deux personnes. Deux moitiés de moi-même me tire chacun de leur coté. Comment peuvent-ils nous faire ça, nous envoyer à Oxford pour développer notre esprit et puis, quand nous rentrons, exiger que nous oublions tout?", (page 244).

        - Témoignage sur l'amour et l'entr'aide dans un couvent
et
définition de lavocation par la Supérieure qui a "ferré" la jeune Karen Armstrong: "Il n'y a qu'une manière sûre de savoir si une fille a la vraie vocation. Elle doit être acceptée par l'ordre religieux où elle demande à entrer. C'est le seul critère que l'Eglise accepte comme preuve: sentiments, prières, idéal, aucun ne compte sans celui-là. Si la Supérieure Provinciale accepte Karen, sa décision est totalement épaulée par l'Eglise. Et l'Eglise, vous savez, est épaulée par le Christ". (Through the Narrow Gate, page 58). (Et l'Eglise épaule le Christ, évident mon cher Watson).
        - Témoignage sur les petits arrangements de l'aumônier,
sur la manière d'éjecter celles qui ont refusé la grâce...
    Un modèle de documentation exploitable, qui expliquera que je me sois opposé à la
"vocation" de ma fille, décélée avant qu'elle n'ait 8 ans par les Putiazs d'Iddio, auto-dénommées "Dominichiennes franconardes", avecSupérieure type bâtarde de Feldwebel et de Vaca Basca.

Note 7, Confesseurs de confesseurs :
        Témoignage du Dr. Solignac :
    "La psychothérapie réussit à réconcilier ce prêtre avec lui-même. Il prit conscience que son vrai problème n'était pas de s'être marié, ni ses difficultés matérielles. Il était victime d'une absence totale d'éducation. Le premier adulte qu'il rencontra, qu'il eut envie d'imiter était un prêtre.
    Cette rencontre fut décisive. Il s'identifia avec lui, sans tenir une véritable vocation. Egalement il souffrait de son manque de préparation pour sa vie actuelle.
    Au séminaire, il retrouva les structures rigides de son enfance; le péché remplaçait la mauvaise note...", page 42.
    On n'arrive pas à saisir si l'auteur enrobe de termes coulants pour faire avaler la pilule. Que signifie, monsieur le psychiatre, "vocation véritable"?
    Autre relation rapportée par le Dr. Solignac :
    "Je suis persuadé que MA MERE DECIDA TRES TOT QUE JE SERAIS PRETRE. Elle m'orna et me destina au sacrifice... le péché mortel fut l'obsession de mon enfance et je me confessais souvent, en craignant les omissions. Je me rappelle d'un texte de mon catéchisme, "Pour mes péchés, j'ai mérité l'enfer..." Ma mère n'eut jamais le moindre geste de tendresse... Elle ne me prit qu'une fois dans ses bras, le jour de ma première communion. A LA FIN DU REPAS, LE CURE ANNONÇA QUE J'ALLAIS ENTRER AU SEMINAIRE, parce que j'avais la vocation... Je restai stupéfait et inquiet.
    Au petit séminaire... nous devions jouer ensemble. Réfléchir seul dans un coin était immédiatement soupçonné de mauvaises pensées. A deux, le cas était encore plus grave... Au dortoir, nous devions dormir les mains au-dessus des couvertures. Je me rappelle d'une de mes premières confessions. Je ne compris pas ce que me demandait le curé:
     "As-tu de mauvaises pensées ?... Laisses-tu ton esprit divaguer ?"
    "Ça m'arrive. Je pense à ce que j'aimerais faire. J'aime le travail manuel. J'aimerais être menuisier."
    "Tu touches ton corps ?"
    "Toucher, comment ?"
    Après un silence chargé de menaces, le curé me renvoya, avec deux Ave pour pénitence. Je garde le souvenir d'UNE ENFANCE SOLITAIRE: aucun ami, ni au petit séminaire, ni durant les vacances... Quand mes cousins venaient, ils ne se sentaient pas à l'aise avec moi... Je faisais un point d'honneur de gagner les parties, seul possibilité d'exprimer mon agressivité. Durant les grandes vacances, je servais la messe de sept heures.
    Le sacristain, un ancien militaire, fut probablement le seul à sentir ma tristesse. Il m'emmenait souvent chez lui et je rêvais souvent se son sabre; pour couper les têtes de mes condisciples...
    Du grand séminaire, je garde quelques slogans à base d'idées de grandeur, de devoir et d'obéissance. A cette époque commencèrent angoisses et insomnies, également mes premières masturbations. Mon confesseur me faisait lire quelques pages de saint Augustin ou sainte Thérèse. Une marche à pied puis une douche aurait fait mieux. Après une éducation dans la peur de l'homosexualité et des amitiés particulières, JE DECOUVRIS LA PEUR NON MOINS OBSEDANTE DE LA FEMME, symbole de tous les vices et de tous les périls. Durant les promenades, il ne fallait pas en regarder. Notre éducation sexuelle se limitait à des prohibitions, ne jamais recevoir une femme dans son bureau, être très exigeants sur le vêtement des femmes à l'église...
    La théologie qu'on nous enseigna se limitait à une répétition fastidieuse d'un système sans vie. Au moment de faire le pas, je me dis, "marié ou curé, sans importance; on y va". Je pense que le désir de ma mère m'influença beaucoup. Significatif, IL Y A DES ASSOCIATIONS DE MERES DE PRETRES; RIEN POUR LES PERES. Le mien mourut au début de mon grand séminaire.
    Je pense qu'il mourût de ne s'être jamais exprimé. L'attitude de ma mère envers lui se durcit continuellement... Je me demande maintenant ce qu'aura été la vie sexuelle de mon père. Nulle probablement. Mais je pense que s'il y avait eu entre lui et moi une authentique relation, me vie aurait été différente. LE SEUL HOMME A PARLER CHEZ NOUS ETAIT LE CURE. Son rôle dans cette affaire me paraît ambigu...
    Je demandai la paroisse la plus pauvre : en quelques mois je vidai l'église des quelques paroissiens qui restaient... L'Eglise maintenant courtise les ouvriers comme dans le passé elle a courtisé les bourgeois...
    Je ressentis un immense isolement et commencèrent mes premières perturbations... Je comprends maintenant la signification de "faire une régression dans la maladie". Mes "maladies organiques" m'empêchèrent de sombrer dans la dépression et le désespoir.
    Aujourd'hui, je me rends compte que je fus écrasé par mon éducation. Le curé qui me lança vers le séminaire ne s'intéressa jamais à moi. IL CHASSAIT LES VOCATIONS, POUR la gloire de Dieu et LA SIENNE. Aucun de mes supérieurs ne chercha les raisons de ma vocation.
    Je suis un homme d'Eglise, incohérent; JE PARLE D'AMOUR ET JE ME DETESTE; je me sens asexué et agressif, MAIS JE CACHE BIEN CETTE AGRESSIVITE... Si demain, je devais travailler pour subvenir aux besoins d'une famille, je ne sais ce que je ferais. Je trouve difficile de passer d'une responsabilité
 diffuse, presque verbale à une responsabilité directe... .

Note 8, "Les Hommes Ivres de Dieu",
(Jacques Lacarrière, Fayard, 1975. chapitre 7, "La fin des idoles")
    Un haut lieu de la vocation fut l'Egypte. Dressage remarquable, un rêve pour la hiérarchie actuelle :
            - Obéissance absolue,
    "Par exemple, lorsque retentissait l'appel à l'office, les moines devaient immédiatement abandonner leur travail. s'immobiliser et attendre le second appel pour se rendre, alors, à l'office. Chénouti châtiait impitoyablement tout moine qu'il surprenait à continuer son travail... un jour, l'appel surprit un moine dans la boulangerie au moment où il mettait du bois dans le four. Il s'immobilisa dans cette attitude jusqu'à ce que retentisse le second appel et retira sa main entièrement brûlée !
            - Unification spirituelle :
    "Il y avait d'abord un certain nombre d'interdits : interdiction de dire, ma cellule, mon pain, mon vêtement, interdiction de rire. Le simple fait de rire ou de sourire exposait le moine à la bastonnade... Il arrivait même qu'après ses coups de bâtons, on emmenât purement et simplement le moine au cimetière...
    "Il faut se dire que les moines étaient d'un naturel plutôt naïf. Ils prenaient tout à la lettre, même les symboles les plus abstraits. L'un d'eux mangeait en marchant parce qu'on lui avait dit que manger était "passager". Mais la vie des fondateurs pouvaient se remplir d'idioties : "Assis sur une pierre, en train de bavarder avec Jésus... un jour il se promenait avec Jérémie..."
    But de cette formation ? Attendons la suite : "Un jour,
Chenouti et ses moines firent interruption dans la ville... Des bagarres s'ensuivirent qui dégénérèrent en massacres, les moines fous furieux s'étant mis à incendier les maisons, piller la ville et égorger les habitants dans la rue." Quant aux païens qui s'étaient opposés aux moines, "on n'entendit plus parler d'eux et leurs ossements après leur massacre ont été jetés aux vents. On les a brûlés à cause de leurs insolentes parole, pour avoir maudit les serviteurs de Dieu et blasphémé le Christ en Personne." Retenons la transformation d'assoiffés de métaphysique en commandos S.S. chargés de la destruction des opposants.
    On voit donc apparaître la justification à tous les crimes : "Au retour, Gésios voit sa maison pillée, de fond en comble et, furieux, va se plaindre au gouverneur. Mal lui en prit, car, dit le texte, "depuis que Jésus lui a prit ses richesses, on n'a plus entendu parler de lui"...
    Sans aller jusqu'à les approuver, les empereurs byzantins ne firent rien pour empêcher ou réprimer ces actes de banditisme entrepris sous la bannière du Christ.
    Apparaît également une autre force très catholique, la sainte diffamation. "Le bruit court soudain, répandu par les chrétiens, que des Grecs "volaient les enfants des chrétiens pour les sacrifier au dieu Kothos," et qu'un jour, "on les trouva en train de faire l'iniquité, de prendre les enfants chrétiens et de les conduire vers l'autel du dieu." De fait les Grecs 'avouent' :
    "Nous attirons les petits enfants des chrétiens en leur donnant des morceaux de pain et autres bonnes choses à manger, nous les égorgeons sur l'autel, nous en extrayons les entrailles afin d'en faire des cordes pour nos cithares..." Les moines punirent les criminels et le paganisme disparut de la région... (Lacarrière).  Efficacité de la sainte diffamation.
        - D'un esclavage à l'autre :
    "La vie au désert offrait une 'solution' au problème de l'existence quotidienne en même temps qu'elle concédait au fellah un prestige et une dignité...
    "L'on comprend aussi pourquoi tant d'esclaves chercheront asile dans les monastères. Au point que cette fuite au désert provoquera de graves troubles sociaux et que l'Eglise devra réagir dès le IVè siècle. Le concile de Langres, par exemple, (qui eut lieu en 342), excommunie l'évêque Eusthate et ses disciples pour avoir conseillé aux esclaves de quitter leurs maîtres et de se faire ascètes... "Nous ne permettrons jamais, dit un Canon des saint Apôtres du IVè siècle, une pareille chose QUI CAUSE DU CHAGRIN AUX MAITRES auxquels appartiennent les esclaves qui se cachent parmi les moines"... Un saint du IVè siècle, Théodore, avait le pouvoir miraculeux de lier les esclaves avec des liens invisibles qui rendaient toute fuite impossible... Et le maître qui avait perdu un esclave, pouvait dormir la nuit sur la tombe du saint; lequel lui révélait où se cachait le fugitif. Il apparaît clairement que saint Théodore préférait les maîtres aux esclaves."
            - Hystérie collective ?
    "Il ne servirait pas à grand-chose, aujourd'hui, de recommencer expérimentalement la tentative d'un Macaire ou d'un Syméon le Stylite sans l'indispensable climat de foi et de ferveur ni sans l'environnement culturel dans lequel elle s'est déroulée : car l'ascète, au cours de ces tentatives, était soutenu, porté par l'admiration et la dévotion générale, sa tentative se jugeant moins par elle-même qu'en fonction de celles qui l'avaient précédée. Claude Lévi-Strauss a parfaitement montré, dans un des essais de son Anthropologie structurale comment dans certaines sociétés archaïques un individu soumis à certaines pressions agressives du groupe social, à un envoûtement, par exemple, "ne résiste pas à la dissolution de sa personnalité sociale".
    L'envoûte, écrit Claude Lévi-Strauss, "cède à l'action combinée de l'intense terreur qu'il ressent, du retrait subi et total des multiples systèmes de références fournis pas la connivence du groupe", bref, il meurt, d'une mort qu'on pourrait appeler sociale. Pourquoi la survie des grands ascètes aux incroyables régimes d'existence qu'ils s'imposèrent, ne procéderait-elle pas d'un processus analogue mais inverse, la connivence du groupe exaltant, au contraire, les forces de survie?... en d'autre termes, on peut tenir ici le miracle, c'est-à-dire le fait de survivre à de telles épreuves, comme un phénomène de nature :culturelle rendu possible par le jeu de force encore mal connues mais qui sont, de toute façon, d'origine sociale (et non individuelle). Qui sait même, dans de telles perspectives, si l'absence de douleurs, l'insensibilité du corps ne sont pas, elles aussi, des phénomènes d'origine culturelle ? ("Les hommes ivres de Dieu", Lacarrière, Fayard, 1975, p. 249- 250)..

Note 9, Ortega y Gasset : "Ideas y Creencias",
    "Ces 'idées' basiques que j'appelle 'croyances', -on verra pourquoi- n'apparaissent pas dans notre vie à tel jour et à tel heure; on ne s'y accroche pas par un acte particulier de pensée; ce ne sont pas des pensées  que nous avons, des illuminations ni même quelque chose de la forme la plus logique, appelée raisonnement.
    Bien au contraire : ces idées appelées 'croyances' constituent le continent de notre vie... Mieux vaut dire : nous n'avons pas des croyances, nous sommes des croyances. Plus : précisément parce qu'elles sont totalement 'croyances', nous les confondons avec la réalité elle-même...
    "Celui qui croit possède la certitude parce qu'il n'a pas forgé sa croyance. Celle-ci est certitude qui nous baigne sans que nous sachions ni comment ni par où elle nous est venue. Toute foi est reçue. Le prototype est 'la foi de nos ancêtres'. Si nous essayons de comprendre, nous perdons cette certitude...
    "Devant certaines situations, nous manquons de croyances solides. Il ne nous reste qu'à 'nous faire une idée', une opinion. Les idées sont, de ce fait, les 'choses' que nous construisons de manière consciente, précisément parce que nous ne croyons pas en elles. Voilà bien la meilleure présentation, la plus saignante, qui ne laisse pas de sortie à la grande question sur le rôle étrange et subtil que jouent les idées dans notre vie.
    "Les idées, c'est-à-dire les pensées que nous avons sur les choses, originales ou reçues, ne détiennent pas valeur de réalité... Quelque soit leur influence sur notre vie, nous pouvons les suspendre Il nous faut un effort pour conformer notre conduite sur nos idées; ce qui révèle que nous n'y croyons pas, que nous considérons risqué de les considérer comme croyance et qu'être 'conséquent avec ses idées' tient de l'héroïsme...
    "L'homme, par ingratitude, oublie que la plus grande partie de ses connaissances, sont reçues d'autres personnes, qui les ont acquises ou créées par leurs efforts. Cet oubli lui fait ignorer la véritable condition de ce qu'il possède... et produit l'effet que nous constatons aujourd'hui: la rebarbarisation de l'homme.
    Quel était le but de ce penseur, - Gasset et relié à la France par sa mère -, en écrivant "Ideas y Creencias" ? une attaque de finesse pascalienne ? dénonçant dans un livre publiable l'état lamentable de la pensée espagnole ? Il est certain que la théorie (qui présage le double-bind) est parfaitement utilisable pour démontrer qu'un théophile ne pense pas, pas plus qu'Heiddeger qui commença théologien..

Note 10, Méthode de détection ?
       Je me demande si certains cerveaux "messianickés" dans leur jeunesse pourront jamais comprendre. J. C. Barreau et J. M. Lustiger sont des cas intéressants parce qu'ils échappèrent au burinage mental par mères châtreuses.  Mais je trouve le même problème de l'autre coté: Arendt, Popper, Wittgenstein, (et partiellement Einstein), furent brillants parce que leurs parents les protégèrent de la "tal-mud'isation", 
(voir définition par Mendelsohn Grand-Père).
  "De famille incroyante", Barreau devient prêtre, cas très rare parce que pratiquement proscrit par le "canon" depuis des siècles. Il monte en grade grâce à ses talents littéraires, puis se marie, publie une biographie d'un Jésus marié: "Les Mémoires de Jésus", Lattès.
    Voyons comment il racontait les Noces de Cana durant la période orthodoxe, "Les Evangiles d'Aujourd'hui", publié au Seuilchoir. Jésus vient de répondre à sa mère: "Que veux-tu, femme..."
    Commentaires du converti, "Des générations d'exégètes pieux ont essayé de gommer la parole de Jésus à sa mère... on trouve plusieurs fois la brusquerie, à
propos de la Cananéenne et des miettes qui sont tombées de la table... Marie croyait déjà en Jésus après ce petit dialogue..."
    "Après quoi, il descendit à Capharnaüm, avec sa mère, mais ils n'y demeurèrent que quelques jours."
    A la version Barreau tout-foi tout-flamme, comparons l'original : Jean 2:12, "Après quoi, il descendit à Capharnaüm, lui, ainsi que sa mère, et ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours".
    Le mot "frère" n'embarrasse pas un évangéliste mais Barreau le supprime en toutes occasions. Ce qui donne un curieux évangile. "Chaque fois que Marie intervenait, on disait à Jésus: "Il y a ta mère et tes cousins qui te cherchent", (évangiles selon saint Jean-Louis, page 295) . Ce tripatouillage de textes, sans pudeur, sous nos yeux, devrait ouvrir même les œillères d'un bishop.
    Voyons comment Barreau, encore romain, traite le mystère Madeleine, très lié à l'épisode de Cana:
    "Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rend de bonne heure au tombeau... (Jean s'attache à Marie- Madeleine, il ne nous parle pas des autres femmes qui sont citées par les Synoptiques). "Marie-Madeleine resta près du tombeau en sanglotant... Voyez la foi de Marie, qui connaît la première expérience du Christ ressuscité, qui se manifeste dans l'espace et dans le temps (moi: Dieu que c'est cartésien !) pour fonder la foi des apôtres... Que Madeleine soit belle-sœur ou belle-mère de Jean , il est normal que l'écrivain bien- aimé, - peut-être le frère, peut-être le fils-, en parle. Dans les pays méditerranéens, une veuve près du tombeau de son mari, c'est assez courant et même bien vu. Pierre, on le traînera ensuite. Et on le fera entrer le premier. Parce qu'on sait ce qu'il va découvrir !
    Il y a une intuition indénaible: Marie-Madeleine comme épouse politique d'un candidat en campagne d'élection, ça tient la route jusqu'au Texas. Les liens possibles avec le jeune Jean sont tous envisagés, et je ne vois pas la nécessité de trancher.
    On mentionne rarement les deux mères (des deux  Jésus, l'Arithmaticien et son double, le Naziréen):  la mère du premier est à Cana pour une telle occasion,  puis près de la Croix.
    Restons dans la critique littéraire : interprétation du mystère Pilatus, avec imprimatur : "Soudain Jésus est devenu sympathique à Pilate. Il cherche à le relâcher. Mais les Juifs crièrent: "Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César! qui se fait roi, s'oppose à César." "Pilate veut bien être bon, mais il ne veut pas tout de même avoir des ennuis avec Rome... Les
Juifs à Rome sont très puissants, et si l'on envoie un message disant que le gouverneur de Palestine n'a pas réprimé une sédition, Pilate risque de perdre son poste. Alors, il cède...
    Et ça continue ! "Je trouve Pilate très sympathique, dans saint Jean; c'est le bon gouverneur, il est un peu en dehors de tout celà, il n'y comprend pas grand chose. Evidemment, il ne voulait pas sacrifier sa carrière pour défendre un innocent. Mais combien de magistrats sont capables de sacrifier leur carrière pour défendre un innocent ? Il y en a... Il y en a eu... Mais combien...", page 294. Touchez pas à mon pote !
    Avec "Les Mémoires de Jésus", Barreau-excommunié se lance dans le style "apocryphe"; ça devient délirant: "Pilate me parla en grec... A lui, je daigne répondre dans sa langue...",   (Quel torrent à mon moulin d'Arithmatie!). Donc, il marie son nouveau Jésus avec une Sarah, la promise depuis sa naissance. Trois coucheries pour documentation gynécologique. La Sarah, on sait plus qu'en faire; heureusement un auteur a droit de vie et mort: je te lui fous la peste. Muscade. Requiem sur l'amour en cage. En route pour les miracles.
    Dans la préface de son évangile orthodoxe, Barreau se plaignait que peu de gens ont lu les évangiles !
    Qu'appelles-tu "lire" ? Qu'appelles-tu écrire ? Qu'appelles-tu "honnêteté intellectuelle" ? Parce qu'un prêtre qui dégage, c'est normal. Mais il pourrait penser à tous ceux qu'il a entraîné dans son aventure, qu'il abandonne sur le carreau.
    Alors, au lieu de copier un roman anglais, prends le roman vrai d'une petite anglaise, "Through the narrow gate" et prends de la graine ! (Moi je pense que Barreau est une variante Psichari, tarte à la crème de l'apologétique curaille. Quelle revanche sur Renan ! Lustiger, c'est différent.
    S'il n'était juif, il surprendrait pas sa capacité d'absorber les recettes. Voyons son utilisation de l'"inverse", créativité de bas étage, mais tellement utilisée qu'il serait bon de l'apprendre aux enfants, pour qu'ils s'en défendent.
    Donc, l'Index, symbolisée par le mors à cheval de Giordano Bruno, n'a pas disparu. Comme le diable, segun dixit franciscanus, qui s'est caché pour mieux nous tromper; comme les diplodocus des paléologues, -qui ont muté en oiseaux-, cherchez et vous le trouverez. Lustiger, papabile in petto, craint que la recette ne soit découverte. Alors, on se prépare à dire, "moi, je ne fais pas ça..."
    "Le mépris, le refus de l'autre, la vengeance font aussi partie du meurtre; c'est aussi tuer son frère que de la priver de ce qui lui est nécessaire, du DROIT DE PARLER, etc. ( "Osez me croire", page 128). Mais on peut envisager que le christianisme copie les recettes juives....

Note 11, le "Double-Bind" :
        Peindre sur deux portes un cercle et une ligne. Entraîner un chien à les ouvrir; l'une procure la pâtée, l'autre un coup de bâton. L'animal apprend très vite. Mais la ligne et le cercle s'ovalisent peu à peu.
    Lorsque les deux se ressemblent presque, le chien devient fou. Donc, le cerveau gauche peut être remarquablement cultivé. Mais à n'importe quel moment, sur n'importe quel signal, le droit pourra s'imposer, imposer les croyances les plus naïves. Difficile de retrouver le signal qui, un dimanche soir, rappelle à notre médecin estimé ses véritables devoirs, le soin des âmes. Sans préavis, il nous fut retiré. Un SaloparDios, caché dans un soupente du Mont-Vatican, avait décidé de nous abandonner à nos Maîtres, Mammon et Petit Satan.
    Le Dr Solignac, page 74, rapporte un autre cas de double-bind médical : "Un gynécologiste, catholique pratiquant, n'acceptait de faire des avortements "justifiés" qu'à condition de les faire sans anesthésie."
    Sauvons la Bible : "Tu avorteras dans la douleur".
    Les deux grands philosophes espagnols parlent souvent du doute, dubitare, et l'associe avec duo, duel. Il se peut que l'homme paie la possession de deux cerveaux. Encore une théorie à bien connaître avant toute définition du mot "intelligence". Il semble important de bien distinguer la capacité à profiter des structures et celle qui nous permet d'en créer de nouvelles. Ensuite, nous pourrons classer les politiciens (pape compris) et les véritables savants, les vrais philosophes et les "historiens de la philosophie".
    Notre "cartésianisme" va pâlir. Ce qui nous évitera le ridicule : lors d'une enquête populo sur le grand homme, arrivèrent en tête, la Madonne des Mouroirs, Gorby et Jean-Polak. Qu'ont-ils fait que n'importe qui n'aurait fait ?.

Note 12, Formation à la fausse logique :

Unamuno, que nous retrouverons, décrit parfaitement cette méthode qui consiste à ne pas sortir du territoire connu : l'art de couper un cheveu en quatre, dans la sens de la longueur, et d'en faire une tresse... Quiconque a rencontré des témoins de Jéhovah, au sens très large, a noté leur capacité de déduire nos devoirs présents et notre avenir, à partir d'un quart de phrase tiré de la Bible.
    Nous arrivons au point où un accord devient indispensable: le sophiste défendait un point de vue puis son contraire. Ce qui est normal et facile en "sciences humaines". Le prêtre se bloque immédiatement sur l'argument utile. Du sophisme primaire. Un "progrès" fut imposé, en 1970, par la déclaration d'infaillibité pontificale. Le but était d'empêcher les futurs Pierres de traiter avec l'Etat romain, l'envahisseur de l'Eglise. Donc actuellement, le théophile ne peut toucher la "majeure" ni la conclusion, imposée par l'Infaillible. Donc il doit bricoler en "mineure"...
    Duclos, "Les Prêtres", Un séminariste échappe au STO : "Vous êtes en état de péché mortel". Après la Libération, le même supérieur l'accueille en héros : "Vous avez été un saint, un remarquable résistant..."
    Beau test de ploukométrie : qui répond? Il y a une ligne immuable, qui sous-tend les décisions pontificales mais un Sup-de-Sém, ni le connaît ni ne s'y intéresse. Lorsque vous travaillez dans des pays très divers, vous remarquez vite la cohérence qui en résulte. Ce qui ne gêne personne, "Moi je ne fais pas ça ! des histoires qui datent de 40 ans...".
         Plus sophiste qu'un sophiste !
   
Aristote fut emprunté aux Arabes pour masquer la vraie logique religieuse, une pensée réduite à l'image d'Epinal : "Pourquoi Dieu a mis des pavots dans les blés ? pour me rappeler la Passion"; ou aux jeux de mots: "Dieu peut-il créer une pierre si lourde qu'il ne puisse la porter... Puis-je épouser la sœur de ma veuve ?".
    Comment se défendre de l'Islam ? Personne n'a jamais rien trouvé avec cette "logique", exception faite de Raymond Lulle, qui reçut, à bon, un jet de pierres en réponse à ses élucubrations...
    Incapables de centrer sur le problème fondamental, "Ieshouah a-t-il jamais pensé à fonder une église ?", toutes les recherches porteront sur de broutilles : exemple, les pouvoirs des uns et des autres, le statut du prêtre par rapport à l'épiscope. Nous avons là, un exemple intéressant de "pensée parcellaire".
    Les "Réformés" n'ont pas progressé en logique : Luther: "Il n'y a pas de prêtre ou de laïc, de chanoine ou de curé, de riche ni de pauvre, de Bénédictin, Chartreux, Frère Mineur ou Augustinien..." Nicholas Ridley: "St Pierre appelle tous les hommes prêtres".
    John Knox: "Voilà un point où je peux dire que tous les hommes sont égaux... Chez vous, vous êtes tous évêques et rois".
    Au IIIè siècle, le prêtre est "ordonné" par l'évêque et tous les prêtres du lieu, tandis que le diacre l'est par l'évêque seul. Normal donc de trouver les opinions les plus diverses, toutes valables et aucune fondée. Le prêtre est-il un évêque interdit d'exercice ? L'évêque est-il le vrai prêtre; notre prêtre n'est-il que l'ancien diacre consacré par l'évêque seul, pour son service...
    Spécialiste de l'amalgame :
    Lorsque Rome entreprit de convertir les "Barbares", généralement plus civilisés que les missionnaires, elle imagina un amalgame qui est devenu règle : rédiger le code de lois en y introduisant les "droits de Dieu"; disons de l'Eglise. Parfois ces "droits" occupaient la moitié du texte. Nous retrouvons la méthode dans la fabrication de la morale chrétienne, partir des lois naturelles, "ne pas faire à autrui ce que tu ne veux pas qu'il te fasse", puis surcharger avec les règles indispensable à la secte. Démonstration récente, l'indignation de Carpentras : le primitif enterrait ses morts, "parce qu'il croyait à la résurrection", (selon Lustiger) : or, au temps de J.C. une partie des Juifs, les Sadducéens, n'y croyaient pas encore !
    Donc le mal est déploré, pas exploré : "Notre religion a été moulée dans la scolastique, c'est-à-dire dans la logique. Nous avons besoin et nous sommes forcés d'aller vers une théologie basée sur la psychologie. La transition ne se fera pas sans peine mais rien ne peut l'empêcher." F. Temple, 1857, archevêque de Cantorbéry.
    Irrémédiable : "Dans le christianisme, ni la morale, ni la religion ne sont en contact avec la réalité. Nous ne rencontrons que des causes imaginaires (Dieu, âme, esprit, le libre -ou non-libre- arbitre); rien que des effets imaginaires (péché, salut, grâce, châtiment, rémission des péchés, un commerce avec des êtres imaginaires ( Dieu, esprits, âmes), une science naturelle imaginaire... une psychologie imaginaire,... une théologie imaginaire (le règne de Dieu, le jugement final, la vie éternelle)..."   Niezsche, "L'Antéchrist", page 32.
    Ce que nous soupçonnons moins est la pénétration de cette fausse logique dans la formation occidentale. Marty a rappelé "l'importance de la mémoire" dans l'enseignement de la religion. De temps en temps, les jeunes curés croient pouvoir se moderniser leur salade. La religion doit se graver à l'âge inconscient. Il arrive qu'un prêtre l'avoue : "Un homme élevé chrétiennement revient à Dieu au moment de la mort ! Comme le dirait Ortega, la religion ne peut être que "crencia", jamais sujet d'examen.
        Une conséquence logique est le "double-mind" sacerdotal est la manque de logique, facile à constater. Regrettons que les prêtres sont pratiquement interdits de télévision : nous perdons ces démonstrations gratuites : le franciscain proclamait son seul but, combattre Lucifer. Puis, le dominicain se riait du pauvre diable...
    Avantage à cet interdit : les "autorisés" sont garantis par leur groupement. Donc, M. Lustiger nous explique que les papes ont fait des bulles pour condamner les déterreurs de Juifs. Défense qui achève les victimes : si les papes renouvellent les bulles, c'est que les Juifs continuent à se faire haïr (hypothèses de recherches, pour une fois que nous avons une autorité pour expliquer pourquoi les Juifs se sont fait tant détesté...).
    A propos, le prêtre fut un grand déterreur. Accepteriez-vous, éminence, un "call to papers" ?
       1. "El vizconde de Castellbo, y su hija Ermessenda, casada con el conde de Foix, fueron desterrados por los inquisidores de Barcelona y quemados sus despojos, 50 a¤os despuès de muertos,... El inquisidor Pere de la Cadireta, que tan salvajemente profanara los restos de la familia de Castellbo, fue muerto a pedradas por los habitantes del pueblo, indignados ante su fanàtico proceder." Luis Racionero, "El Mediterràneo y los Barbaros del Norte", Plaza y Janes, 1985, page 124.
       2. "Une révolte avait éclaté à Albi, lorsque l'Inquisiteur Arnaud Catala ordonna d'exhumer les ossements d'une hérétique qu'il avait condamnée. Les agents d'exécution se refusant à perpétuer l'affreuse besogne, il donna lui-même les premiers coups de bêche pour l'opération. Les habitants d'Albi, indignés, tombèrent sur l'Inquisiteur aux cris de : "Tuez-le ! il n'a pas le droit de vivre !"
    "El padre de Vives fue quemado vivo en 1524; los restos de su madre, Blanca March -descendiente del poeta catalàn Ausias March- fueron desenterrados y quemados en 1529, a pesar de que ella habia muerto en 1508 a causa de una gran peste..."
       Et ce "synode cadavérique" ? "Une assemblée synodale présidée par le pape (
Etienhne VI) est réunie au Latran. En face du trône pontifical, sur une autre chaire est assis le cadavre desséché du pontife précédent, Formose... A sa droite se tient un diacre chargé de répondre, au nom du mort, à l'interrogatoire... Le synode conclut à l'indignité de l'accusé, à l'irrégularité de sa promotion, à la nullité de ses actes, notamment de ses ordinations, (le Formose n'avait pas découvert l'infaillibilité pontifécale). Puis la momie est dépouillée de ses insignes, on la jette dans une tombe commune. La populace le jette ensuite au Tibre... (en l'an mil de la naissance historique de Jésus-Christ.
    Dans l'affaire d'Uruffe, l'évêque ne montra pas le nez. Pourtant le curé lui demanda de le libérer. S'il suffisait de baiser pour retrouver "l'état laïc" ! sangria de curas. Donc refus et tri-sangria, de verdad. Le bishop ne se rend pas compte qu'il est un vrai saloparDios. Consolation facile: "Refus de la grâce Zeusio ! "
    Et diffamation de la pécheresse : "Il y en d'autres qui sont coupables, c'est vous mesdemoiselles dont les vêtements ne sont pas suffisants... combien de viols où l'agresseur n'a qu'à soulever une petite jupe !".
    Erreur, au moyen-âge, même un curé se contentait d'une cheville pour bander et nos poètes regrettent ce temps- jadis. Quousque tendem abutere ?
    What a mess ! Le prêtre vit très bien chez les nudistes : mon missionnaire, un copain du lieutenant Massu, racontait qu'à son arrivée, il n'aurait pu trouver le tissu pour deux mouchoirs. Le danger de la mini-jupe ? c'est un instrument du jeu fille-garçon. Les parents l'admettent puis qu'ils casquent beaucoup pour bien peu. Les prêtre a ses recettes pour ce jeu : dans les villages sardes, récemment encore, le curé faisait la tournée annuelle de contrôle des naissances : un même chaque année. "Pourquoi vous refusez des âmes à Zeusio ?". Certains faisaient même offre de spermato : il a dû arriver que le "cura-padre" marie son propre fils avec sa propre fille... La consanguinité ? une truc pour emmerder les rois de France, pour les faire cracher. L'un des nôtres dut aller chercher femme en Ukraine. Cette reine, combien plus cultivée que son mari, lança la mode des "Philippes", le Bel, le Hardi, le Consort,...
    Merci pour l'occasion de ploukométerie : comptons les réactions devant cet amalagame : violer, c'est comme porter une minijupe; éventrer une mère et tuer l'enfant, c'est comme porter une minijupe. Au fait, l'obsession du mini, qui en souffre ? est-ce que vingt-huit millions de françaises vont se soumettre aux manies de quelques milliers d'anormaux sexuels, dont les trois quarts portent le zizi en cravate, bene pendente, qui ont battu tous les insectes sur la bizarrerie du mode de coït.
    Même
Giscarat, le plus préparé de nos présidents pour guillotiner, a parfois hésité. Mais vous imaginez-vous dans une prison, choisissant chaque jour les exécutés du lendemain. Un vrai prêtre le fait comme il dit la messe.
    Ma prof de graphologie rencontra un jour une amie. Les deux, espagnoles, avaient terriblement souffert de la "cruzada"; le mari de la seconde avait été fusillé. Consolation, une sainte mort, avec volonté de réparer ses erreurs démocratiques.


    La "veuve de Pio Duce" fit encadrer la dernière lettre du condamné. Quelle sainte lettre, et surtout que les enfants soient éduqués dans la foi chrétienne rénovée, et cetera... elle portait toujours une photocopie, preuve de dédouanement, que les enfants n'étaient plus "Fils de Rouge". Un graphologue préfère l'original, avec examen à la loupe. Comment expliquer l'horreur du procédé à une femme droguée au mensonge ? Ma prof entreprit de lui enseigner son art, pour doser la révélation peu à peu.


    L'aumônier des prisons francoquistes désignait les bons, à libérer. Les autres étaient remis au bras séculier. Auparavant, l'assassaint leur expliquait comment éviter le pire à leurs enfants le sort des "communistathées". La lettre obtenue, douze balles au saint-chrême. Un graphologue ne se laisse pas prendre: la prochaine fois, le SaloparDios enverra une copie et conservera l'original.
    Les "Chrêmés de saint Francoco" ? des "républicains", des "libéraux" ayant répondu à l'appel sous les drapeaux d'un gouvernement régulièrement constitué. Alphonse XIII s'était incliné pour éviter le bain de sang qu'offrirent au nom de la "civilisation Xristo-occidentale" le boucher de l'Espagne et
Pio Duce, co-fondateurs de l'Espagne moderne, démocratique et amnistiée. Imaginons Salan qui réussit et fusille les "rouges" qui s'opposèrent à son putsch.
       Aujourd'hui, nous apprenons ce qui se passa dans les camps de concentration français des deux guerres, une preuve de l'imbécillité nationale. Quand saurons-nous ce qui se passa dans les Dachau espagnols ? Les prisonniers en vinrent à créer des gardes de nuit pour éviter les suicides. Un matin, les gardes eux-mêmes s'étaient suicidés.

    Francoco n'aurait pas tenu plus longtemps que la clique Salan. Mais Pio Duce, son tire-ficelle, sut lui trouver des parrains. Nazisme, fascisme et vaticanisme ne diffèrent qu'au moment du partage des dépouilles.

Note 13, les simili-discussions :

Voir émission TV2 du 21 mars 1989, entre un évêque, une danseuse, un rescapé de prison et un écri-vatican-ant très académique... Le temps du prêtre fou-fou, (déclarant à la télé, "Moi, je ne fais pas ça, moi, je n'y étais pas...), exemples trop réels de la réalité religieuse. Comprenant que les déclarations de prêtres entraînent sa véracité, l'Instituto va lancer des marginaux dont les affirmations ne comporte pas de suite.
    Donc, durant toute la séance, aucune mention de la
"vocation à la romaine"; des expériences types "satori" boudhique, de type sentimental mais très intéressantes car elle montre le besoin de chaque personne à se "relier" aux autres et le sentiment d'avoir trouvé sa place parmi les autres, souvent au service des autres; en faisant ce qui ne serait fait par aucun autre si on ne le faisait pas. Mais aucune argument valable pour servir de faire-valoir à une secte, de faire-croire les autres.
    Ces personnes rentrent parfaitement dans l'intuition de Malraux; pouvant être récupérées par n'importe quelle religion à l'affût comme chien dans la mangeoire, elles doivent se méfier de toute religion officielle qui empêche toute nouvelle expérience de satori (de type intellectuel, à l'instar de Champollion ou d'Einstein).
    Malraux serait d'accord sur mes expériences personnelles, simple comme de comprendre que la "reverse Polish" semble imaginée pour que l'ordinateur fonce ou de découvrir l'importance de Popper pour la création d'une gestion intégrée; que vont disparaître les philosophies du type volcan éteint surmonté d'une chapelle vide, Platon,
Aristote, Descartes, Hegel, Marx et même Bergson, laissant la place aux "mineurs" qui nous ont apporté beaucoup; qu'il suffit de suivre Schliemann pour retrouver le Christ historique,... que la religion doit commencer par une distinction nette entre civilisation et simple civisation. L'avenir de l'homme est le satori en coulée continue.
    La séance a terminé sur les méchancetés qu'un certain Rushdie faisait au collègue Khomeiny, "atteinte à ses idées qui sont comme des personnes..." Quant aux femmes pendues à Téhéran, probablement des personnes sans idées, elles n'ont pas tellement souffert, dans leurs sentiments.
    Il me semblerait plus honnête de la part de la télévision de faire parler au moins anonymement des    "rescapés" ou des "échappés". Il faudrait également appliquer aux "séminaristes" cette enquête annuelle qui suivit un groupe d'enfants depuis la 6ème..

Note 14, "Qu'en ferons-nous ?"
    Laissé à lui-même, le prêtre moderne est extrêmement fragile. La Curia l'a admise, publiquement, lors de l'affaire des prêtres ouvriers. Beaucoup recherchaient la camaraderie rencontrée au STO. Les cardinaux savaient parfaitement qu'une bonne partie déserteraient. La suite leur donna raison. Que penser d'une doctrine incapable de tenir devant le catéchisme marxiste ?



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  En Centre-Afrique, nous avons observé trois missionnaires, sur pied d'égalité au départ. En quelques années, le premier vit sa zone basculer à l'Islam. Parfaitement dégoutté, il traitait les Noirs de "singes avec la queue du moment coté" et s'intéressait aux fillettes. Le second convertit le chef local et se retrouva avec 50.000 "chrétiens". Il croyait à l'œuvre du Saint-Esprit. Le troisième évitait la pénétration musulmane en vendant du gros rouge. Son moral se situait à mi-chemin.

    Au Moyen-âge, cette vie était possible, facile, agréable. Aucune corporation n'a si bien vécu; même les fils de rois, toujours en péril de disparaître. Témoin, le curé de Montaillou par Leroy-Ladurie. Les paysans exigeaient un curé pour les sacrements. Qu'il couche avec leurs femmes, ce n'était pas un homme. Actuellement, le système si bien pensé devient boomerang. La disparition des "miracle" et des "creencias" a exigé une compensation, -faire ce que les autres ne font pas, se passer de femmes-; le besoin de culture moderne a produit le "double-bind": réunir dans le même cerveau, une mentalité soumise, une  doctrine demeurée, avec des connaissances inconciliables. Le cerveau du prêtre, pour tenir le coup, a besoin, comme la mémoire vive de l'ordinateur, d'un continuel refresh, de succès. Sinon, alcoolisme, folie, suicide. Monseigneur, un beau sourire mooniste !
    Le problème n'est donc pas : "Que faire de ces demeurés ?" mais "peut-on souhaiter cette voie à des enfants ?". Réveiller des somnambules risquant de les transformer en légumes abouliques, il faut trouver une formule de transition. Beaucoup de prêtres la connaissent et certains l'avouent : "Aujourd'hui, je n'encouragerais personne au sacerdoce, parce que je ne voudrais pas que quelqu'un puisse ensuite me reprocher de ne pas lui avoir dit la vérité, de l'avoir engagé sur une voie insupportable..

 
    Après vingt-deux ans d'attente inutiles, (et aujourd'hui, je devais attaquer il y a 50 ans!) je rendis visite à un ami, ex-maire héroïque de ville très connue et lui dis: '22 ans de patience, basta, je pète la curaille pontifécale..."
    Il me demanda seulement: "Comment tu fais?".

















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