(03/02/05)
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La
philosophie pour le IIIème Millénaire :
Mon challenger,
WittgEinstein
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Un vrai philosophe est un défi pour les
générations
suivantes:
Un
fossé regrettable entre ceux qui étudient son œuvre sans
s'intéresser à sa vie, et ceux qui trouvent sa vie
fascinante mais son œuvre incompréhensible, (Monk, "Le devoir de
génie", Odile Jacob, 1990). W.W. Bartley III parle des
"années perdues"" entre 1919 et 1929, au cours desquelles il
abandonna la philosophie et devint instituteur. Bartley montre
l'utilité de cette "rupture" pour arriver à la grande
philosophie... (Bachelard approuve!)
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Continuateur de la ligne Locke-Kant, Wittgentein
présente un équilibre études-expérience
peu commun. Certainement capable de construire, seul, une usine en
Afrique
centrale. Il créa, avec un demi-siècle d'avance, le
moteur à réaction et les "tables
de décisions décidées",
indispensables à l'ordinateur pour imiter la décision. Il
a montré à tous les universitaires le seul moyen
pour
cesser de tourner en rond: partir, changer, se faire moine, instit,
construire...
et, (avec Saussure), le blocage mental dans lequel la civisation
nous pousse, (ce qui le met au niveau de Schopenhauer pour signaler des
problèmes à régler en priorité). Il
mérite
le titre de "philosophe
du XXème Siècle", devant Popper.
Ces deux penseurs, avec Einstein,
Arendt, font partie d'une extraordinaire émergence,
montrant
à quelles conditions, un cerveau peut sortir d'une ambiance "satammique".

Une
minute de silence pour occase manquée.
Pas un informicien sur mille sait que Ludwig
inventa, avant la
guerre 14-18, les fameuses
"tables de
décision pré-décidées",
une hélice et entreprit de construire
un moteur à réaction. Bel exemple d'inverse:
Beau n'avion, (les enfants
chantèrent)
ne visse plus ton hélice
dans l'air;
Fais-nous gros prout-prout
derrière.
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"Propeller inside!" Wittgenstein
précède
"Intel inside" et "Program inside", (de von Neumann ou de
Turing?). Excellent exemple, "après?"
après l'hélice qui tire et se visse, la poussée
qui pousse. Que n'a-t-il poussé de même son lapin-canard
!
Il tenait le "*flip-flop". Minute de silence.
Note sur les "deux philosophies" de Wittgenstein
Tractatus II conservait la jonglerie verbale de
Tractatus I, qui
croit que l'algèbre peut prouver des "z'idées":
Une
propriété est interne quand il est inconcevable
que son objet ne la possède pas..."
Le "private language
argument", comme la curieuse "Transcendental
Unity
of Aperception", semble impossible puisque nous ne pensons que
par le langage
reçu. Rapprochons du "second monde"
de Popper et d'Einstein avant
de se faire piéger par les maths? L'erreur serait de limiter
notre
pensée à un seul mode alors que nous avons deux cerveaux.
Idem pour l'imagination pascalienne considérée comme
folle
du logis. Nous y reviendrons mais je pense qu'avec un seul mode de
pensée,
nous ne penserions pas.
Le "tolle" des premiers
disciples contre tout changement est fréquent
en
"religion" et
même Freud a butté sur ce
phénomène. Les
"fidèles"
ont publié leurs élucubrations; comme les
saltimbanques, ils ne veulent décevoir leur "public",
admettre qu'ils
n'ont pas fait ce que fait le vrai disciple, continuer le maître.
Donc on proclame que ce dernier offre une "seconde"
philosophie, et grâce
à l'argument: "toutes les
philousophies se valent",
chacun
choisit et surtout continue de ronronner... Mention
spéciale pour le frogysopher qui déclara: " Wittgenstein n'est
qu'un essayiste, puisqu'il a proposé deux philosophies".
Il me semble que
la première fut rédigée sur un carnet de guerre,
alors qu'il pensait
être tué. Alors amener une seconde brique, plus tard, meilleure,
à la construction
de la Pensée, n'est pas une faute philosophique... Selon le
principe qu'avant de continuer la philosophie, je dois me bâtir
la meilleure synthèse possible, (comme Einstein ou Darwin
sélectionnant les seules éléments utiles), je vais
donc choisir la seconde qui représente la dernière
avancée. Moi, je
résume:
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.Mon premier: "un mot a un sens
s'il correspond à quelque chose..."
Mon second: "un mot a un sens
s'il sert à quelque chose... "
Mon tout: "un travail de vrai
philosophe".
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C'est toute
la différence entre statique et dynamique.
Lorsque j'ai sorti ma "gestion
intégrée" je n'ai pas
pris
le mot "objet", mais "contrat",
beaucoup
plus relationnel et surtout "event",
plus
dynamique, (je fus très enthousiaste à l'apparition
du C++, car le dynamique continue son chemin alors que le statique
bloque
les neurones).
Le refus de
ce progrès permit à toute une génération
de
"philosophers" de
s'enfoncer dans "the comment on
comment on comment", typique de
la théosophie.
Remercions Jonathan Rée pour son excellente description de cette
épopée oxfordienne, ("English Philosophy in the
Fifties",
page 3-21, in Radical Philosophy, autumn 1993):
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"Tutorials could be described as providing an arena for exercices
in translation and paraphrase... a linguistic, and primarily oral,
practice
of philosophising... an infinite practise of translation - most
especially,
the translation of vague, figurative, confused or metaphysical
expressions
into the simplest and most austere language that could be devised...
"Those
who had been drilled in it would for ever after respond to questions
by
re-phrasing them... but a habit of prophylactic paraphrase,...
"chuckle-headedness",
("the metaphysics of the Stone Age" selon Russell).
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Les dollarophages froggies, pour
déclencher le "French Bashing", les ont forcément
surpassés !
Lorsqu'un Deleuze, (philogriffe de l'écurie
de Vincennes, récupéré
"perinde ac
cadaver" et "ad majorem
de-qui gloriam"), dénigre Wittgenstein,
distingue-t-il le maître de ses repreneurs?
Note
sur le prix Wittgenstein: basé sur la
réflection :
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"Tous
doivent dédier un quart d'heure à la philosophie, le
temps de comprendre que c'est du charabia."
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Aujourd'hui,
on se presse au portillon
pour ce prix qui récompense un ensemble de phrases creuses
remplies
de mots vides.
Note sur
mon expression, "diplôme à la Ludwig":

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Apprenant le
retour en son pays, de son
copain de collège, Hitler, Wittgenstein voulut
aider ses soeurs et il fallut le retenir: les SS lui piqueraient son
passeport
autrichien.
Donc, d'abord un passeport
anglais, ce qui suppose la nationalité,
ce qui suppose titre, par exemple détenteur du poste de
philosophie
d'Oxford, ce qui suppose soutenance de doctorat... |
Une course d'obstables
tragique, qui se termina comiquement: Ludwig remercia ses examinateur,
Russell et Moore, en leur disant, "de toutes
façons, vous n'avez
rien compris..." Donc, si j'emploie "diplôme Witty", vous
comprendrez.
En Autriche, il monnaya la paix pour ses soeurs, au prix de remettre la
fortune, (en dollars) qu'il leur avait laissée. Disons de quoi
bâtir
Dachau. Les autres camps furent financés par dégorgement
de locataires de Dachau contre expulsion vers les USA et chaire de
prof, (le plus célèbre étant
Pédél'Heim);
.

Newton,
Darwin, Einstein,
créateurs de noodigmes.
Locke,
Diderot, Kant, Comte, Peirce
et Popper se défendent bien.
Ludwig
les dépasse: instit (pas fameux), mathématicien,
architecte, dépanneur d'usine, avionneur, (d'abord une
hélice
puis un moteur à réaction), volontaire dans deux camps,
(pour l'Autriche, observateur d'artillerie en 14-18; "For King and
Country",
infirmier en 40-45) et même en Italie, "PoW" .
Mon cas est
différent: ce critère
de l'expérience était parmi mes critères du
philosophe,
il y a 50 ans, (mon CV
professoral est
significatif?
comme simple dérouillage de jambes). J'ai gardé le
rythme,
(réglant parfois en six mois ce que d'autres n'ont pas fait en
six
ans). Et mon "dressage"
m'y poussait. Objection? Un écrit-vain qui
réussirait un "best-seller"
en posant, ("d'entrée
de jeu"),
les mécanismes qui le produisent, est-ce triché? Ou
très
recommandable en philosophie?
L'expérience wittgensteinienne de la
guerre pose un paradoxe
de la créativité: ni la Première Mondiale,
(durant
laquelle W. risque la mort régulièrement), ni la
captivité,
n'influent sur "Tractatus
II": il s'agit d'une oeuvre du XIXème
siècle, du Spinoza, du Peirce. Durant cette période
d'horreur
qui a réveillé même Freud, Wittgesntein a
juste
décanté ses notes d'étudiant génial.
D'autant
plus curieux que ce curieux prof cogitait jusque durant ses cours: il
lui
arrivait de s'embrouiller, de caler. Il ne redevenait créatif
qu'en
coupant les ponts avec toute "sorbonique",
comme instit de village
perdu en Autriche.
Il faut imaginer Locke, devenu
planteur en Louisiane, réapparaissant
avec "berkeleyism"
et "humism".
Ou, parfaitement possible, Kant se faisant
jardinier et publiant la "sociologie".
Alors? la créativité
philosophique commencerait-elle par fuir les deux mamelles sorboniques,
diplômas
et discutiones?
Popper
approuve:.
"Try
to learn what people are discussing nowadays... Find
out where difficulties arise, and take an interest in disagreements.
These
are the questions which you should take up.
"
In other words, you should
study the problem situation of the day".
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Je
suis surpris de l'actualité de ces deux
penseurs pratiquement
rejetés par la Sorbonique, (serait-elle anti-ces-mites?)
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G.
Lelarge,
"philoManager",
Ingénieur
informaticien,
(Poly of Enfield, National Computing Center, 1970-1973),
inscrit
expert
au Bureau
international du travail, (1971 à retraite) suite
à
contribution informatique, (1965), jugée exceptionnelle par spécialistes
du Management. Intervention comme consultant dans 175
entreprises,
(50 à 80.000 employés): Philips, IBM WORLD TRADE,
SONATRACH,
Ministères Algérie, Venezuela..., Mines du Zaïre, etc... |
