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à_USAGE__PRIVE |
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| 1939-49: Mon "dressage" fut spécial, à l'ancienne, par quatuor vivant un racisme degré zéro, (plutôt rare!). Disons, mon milieu était persuadé que Dieu vous bourre de fric pour faire du bien. Mais que des ouvriers réclament des salles de bain! inconcevable! |
| A l'ouverture des camps, j'ai pensé: "Voilà pourquoi ils sont venus!" Mon médecin et sa famille survécurent puisque nous ne les avons pas laissé partir. Un des cas de sauvetage les plus intelligents: ils avaient déjà un pied dans le wagon! |
| 1950: Plutôt que de perdre trois/quatre ans sur un "diplomocus memoris causa", je décide de les consacrer à comprendre l'Afrique, terre des colonialimes, esclavagismes, racismes. Première année désastreuse, à Alger, une seul élève algérien, fils de Bachaga! |
| 1951:souvenirs de Petit Chose en Afrique: "Mes petits sixièmes, le premier jour de classe, m'ont amené une espèce rare, venue du Nord, (il devait être en maternelle accélérée): "Il n'a pas reçu la civilisation!" j'ai essayé de dire: "mais un collège transmet la civilisation..." Le gosse disparut, détruit: il avait deux énormes balafres sous chaque œil, (extrait des: cette année-là tous mes troisièmes me ramenèrent la moyenne à l'examen de l'Etat-Français). |
1954-55: Furieux de n'avoir jamais rencontré un seul père, dégoûté des blancs et des blanchis, je saute sur une occase, (possible grâce à un billet d'avion plus une résistance d'autiste): construire une usine en plein Sahel, pour rencontrer vraiment l'Afrique "profonde".
| L'inspecteur des TP fait l'impossible jusqu'à l'imprudence pour me coincer: à la conduite, j'échappe au ravin. Au code, il me coince: "Ce signe n'existe pas!", (Je n'ai jamais trouvé un taxi parisien qui le connaisse!) Je me mords les doigts. J'aurais pu au moins indiquer la "catégorie". Curieux racisme qui interdit au Blanc d'être chauffeur! La fois suivante, on négocie: "Je vais avoir des chauffeurs qui auront le "transport en commun", même ceux qui ne savent passer les vitesses!" Pour chaque catégorie professionnelle, j'inventerai une "égalité". |
| Grâce à un missionnaire, à qui je monte des demi-camions de sable, je fus initié dans une tribu perdue. Ensuite, je dormis dans la hutte des mes ancêtres. Le lendemain, repas "à la viande", (de curieux poulets qui avaient pris leurs jambes sans leurs cous), et tour du propriétaire avec les jeunes. Arrêt au "Champ de la Bataille" où s'illustrèrent mes nouveaux géniteurs: je promets d'éviter "mes ennemis", de l'autre coté du ravin, une tribu "innocente", qui n'avait jamais reçu un "Iéwo", pas même un "Fada". (En ce temps, tout était poétique, transmissible, explicable, limité et délimité, supportable, même le black-racism). |
| "Comment peut-on accepter d'être esclave?" le "fada" traduit: "Ils acceptaient mais avaient peur d'être mangés lors de famines..." |
1965: Je demande qui a
évacué
de la Sorbonne les meilleurs cerveaux du siècle, Popper,
Wittgenstein,
Arendt...
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1970: Mines du Zaïre: Ayant convaincu la Direction
des Mines
qu'on devait établir des "gammes de maintenance", uniquement les
pièces avec besoin probable. Je les pointais sur les manuels Un
jeune local, les tapait, sans pouvoir me suivre. Alors, je pris une
machine.
Dès l'âge de douze ans, j'eus la meilleure machine de
l'époque,
l'Underwood. Ayant fini un paquet de gammes, je le lui tendis: "Vous me
corrigez..." Mon jeune collaborateur me regarda ahuri. "Je suis
très
distrait. Il m'arrive de faire des erreurs. Et il faut toujours faire
recevoir
son travail"...
L'employé belge, a parte, m'expliqua: "Vous savez, les indigènes... faut pas trop en attendre, faut pas leur donner le travail compliqué..." Les dactylos indigènes, (formées par les sœurs), adorèrent ma formule Je tapais, raturais, mais mon tout était lisible, déjà cadré selon mes exigences. |
| "Bus go beach?" - "Not for White! ", (l'Apartheid inversé?) A mon voisin: ""Bus go beach?" - "Yes!" - "I go beach? How money?" - "Not for WHITE!", (mais le receveur doit faire payer ceux qui apparaissent. Il revient: "I go beach. Bus go beach?", (le jeu de l'idiot est un des rares jeux qui m'amusent). Finalement le receveur me montre: "Beach! Beach! out!", (sans me faire payer. L'apartheid a son bon coté). |
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