Les enfants d'abord !

( 22/ 03 / 04)

(intro: je donnerai ma voix sans plaisir à Jean-Paul "H", me rappelant la plus que triste réponse d'un certain Savary à ma lettre de mai 1981. C'est tout le système d'enseignement qu'il faut changer...)

       Même sans me présenter aux "régionales", je peux rédiger ma proposition de foi pour un monde meilleur et je le fais sur un vrai problème du jour(1), (pas du jambon-torchon), selon la seule vraie religion, "le respect des droits des générations futures", (quand les va-t-on déclarer "Bien de l'Humanité"?)

        Donc, en anglais, la jeune France est le cataphote de la YouRope.(2) (je sors mes anecdotes de franchouillards parlant anglais ou espagnol(3)?).

        Je me permets quelques suggestions d'ex-prof d'anglais, (5 ans, 5 collèges, nations, 4 continents)
             Souvenirs? Parti en Angleterre avec un premier prix d'anglais, je me débrouillai avec la langue des signes... Je devais plus que tout réapprendre: oublier la déformation reçue en France. Donc, j'ai appris perdu entre French-not-speaking fellows. Comment reproduire cette atmosphère dans une classe alors que je suis le seul English-Speaking guy de la classe... Les magnétophones? Pour pratiquer l'accent. Le cinéma, trop tôt.


        Droit à l'ouvrir? Inscrit "Formateur Dirigeants et Cadres au Bureau International du Travail", sans quémandage, 'consultant' dans 15 pays et 3 continents). J'ai décroché le diplôme du National Computing Centre, (dans un "poly", niveau gadz'arts).(4) C'est pas le moment de sortir: "Please, speak slowly..." ? Ça bombarde: "Pourquoi venir en Angleterre?"
            "Because English is the language of the computer... (les notices sont souvent en anglais).
            "Because France is an IBM colony belonging to farmer-boy Watson...

        Raison inavouable d'un expert au BIT, en attente d'un copyright sur software: "To know your real level in MIS". Par contre, à la demande pourquoi je voulais être 'analyst': "I don't want and don't need to be one..." (je voulais parler sur pied d'égalité avec les informaticiens, (en réalité des codeurs-cobols surpayés qui me traitaient d'autodicate! qui fuyaient la discussion...)

C'est au Togo que j'ai fait mon meilleur numéro. Mon prédécesseur? Un missionnaire hollandais, rapatrié de brousse pour chute irréversible dans le gros rouge. Bien mieux préparé que moi, (4 langues européennes et 5 locales) mais aucun don de l'enseignement. J'ai reçu une troisième de niveau cinquième. Ils m'ont tous ramené la moyenne au brevet de l'Etat français...

Une année, je me suis planqué. J'avais oublié qu'en France il faut bachoter, au cas où les élèves tomberaient sur un examinateur qui a fait ses galons en expliquant de la grammaire anglaise en français! Il paraît que ça existe toujours!


Donc, deux parts. Une demi-heure, assez classique, à casser les pieds des retardataires. Puis vraie leçon d'anglais. Il s'agit de préparer un conte, en expliquant des mots, avec des dessins. Puis conte, sans traduction bien sûr. Les enfants mordent et, coup double, copient d'aux-mêmes les gribouillis. Donc, le prof de langue doit être un conteur et savoir dessiner, le portrait de préférence. Mais c'est valable pour toutes disciplines, (voir ma "cosmosophie).
J'aime les coups doubles, (dès l'âge de 12 ans, je fus entraîné à faire trois choses à la fois).(5) Alors "combiner anglais et informatique", (qui s'entendent très bien). Sinon un "portable pour chaque petit Français sera du gaspillage. Profs pas préparés? L'informaticien ignore l'anglais? (depuis 50 ans que l'ordinateur existe!) Le prof d'anglais ignore le Computer? (et le temps perdu su un certif de vieil anglais?

           Avez-vous remarqué durant les grèves? nos "scientifiques" parlaient un anglais apparemment pauvre: NEUF mots sur DIX étaient "latins". Seule reste l'articulation grammaticale saxone. Mais leurs collègues anglo-saxons faisaient de même et même les TV-speakers utilisaient ce "cultural English"! Cela vient de la règle: "Any French word is English". Moi-même, je suis surpris des mots d'origine française enseignés par "Wordsmith, a word a day". Alors, enseignons ce fast English dans les écoles. Le passage au "saxon" se fera par la suite, si besoin. 

Mais le premier voyage sera une révélation. Le problème des langues est d'éviter le découragement que produit un effort débouchant sur l'incompréhension lors de la première rencontre avec des English-speakers.
    Prochaine suggestion: l'enseignement d'une vraie philo, utile, mentionnant les philosophes qui peuvent apporter énormément pour réussir sa vie; et même aider à la gestion des entreprises...
    etc...

G Lelarge,
Engineer data processing specialist, (National Computing Center, 1970-1973),
  expert  in the International Labour Office, (1971 till retirement) following a data-processing contribution, (1965), considered to be exceptional by specialists in Management. Intervention as a consultant in 175 companies, (50 to 80.000 employees), Philips, , SONATRACH, Ministries of Algeria, Venezuela, Mines of Zaire, etc...

1La situation actuelle ne peut se comprendre que dans son cadre "néo-satammiste". Il s'agit de déconstruire à mort, d'éviter la création de relations entre les personnes. L'idée de 99 ethnies dans le même patelin, de familles qui ne peuvent parler dans leur rue, c'est fantastique, diabolique, un crime contre l'Être. Chaque rue crée son "pidgin"! Heureusement, les "sauveurs" naissent par génération spontanée: le petit juge fait la morale à une famille importée, avec interprète ou avec l'enfant comme interprète; l'avocat jouant au "psycouille", le "psy" jouant les grands-prêtres... Et un "abogadillo commis d'office" peut triompher au "get things moving"... Et un Compte-Fric devient le guide de la Nation

2Je souffre peut-être atteint de l'amour des langues, comme Hagège, (qui étudia également l'EWHE). Un de mes devoir de philo fut "la traduction de la poésie". J'y devinais le bicaméralisme.

3Les étudiants du "poly" me disaient nettement: "With you, we can speak. With others,..."
Pré-embauche à la Grande Nationalisée "Th"... (Avec droit de travailler sur le dossier, un ministère à Caracas. Le truc pour retenir des "consultants", sans les payer tant que le contrat n'est pas signé). On apporte une pile, je commente en espagnol. Un type explose: "Vous n'êtes  pas un collègue! vous refusez de m'aider..." On avait embauché un Jules qui avait trois semaines d'espagnol rapido! Evidemment, par la suite, mes employeurs m'ont montré pire.
        En Espagne, nous rencontrons des touristes. Leur guide se présente comme diplômé Sorbonne. Ensuite, un de mes amis me demande: "Oye Guy: quien ensena el castellano en tu pais?". Mais mon tour de force: sans aucun contrat de services, je réorganise en un mois, (tout "conseilleur" aurait exigé un ou deux années-homme), l'atelier de la SALTUR. Applications pratiques réussies, (les mécanos comprennent plus vite qu'on ne leur explique et savent déjà où piquer le matériel...) Par contre le coté prévisionnel tourne au vinaigre. Les contremaîtres se liguent. Je dois revenir pour arrêter une petite révolution. Heureusement, je parle argot.

 

4Malgré tous ces titres, la curaille espanazie ne m'a pas jugé apte à éduquer ma fille, (confiée à des Putias del Orgasmo Seco, auto-intitulée "dominichiennes franconardes").

      Elle baragouinait trois langues à six ans. Quinze ans de "murus estrictissimus" si je m'approche, la mère est autorisée à lui téléphoner une fois par mois. Donc, après renouvellement de sa troisième elle va louper le brevet de nonnes, sans aucune valeur en espanazie avant "revalida" de l'Etat Espaguignol... 
     C'est loin? Depuis, j'ai réglé ça, sans bruit, avec mes potes, pontifécal et pisse-copaux.

 

5J'utilise toujours la recette que j'appelle "recette du planeur", (rien à voir avec le vol-à-voile. Il s'agit d'un métier disparu à l'arrivée du floating. Lorsque sur une plaque de coulée de verre une bosse apparaissait en A, le planeur chauffait en B, et martelait en C. C'est un de ces mystère que recèlent les entreprises. Application "soft": je suis en désaccord avec LangPhisto, député de Blois maintenant re-Calais comme TV-Pantin. C'est un propagandiste du latin-de-merde, du bas-breton et du foutrAsien...

       Je lui écris une bafouille, j'adresse au journaliste interviewer, mais je l'envoie aux collèges et lycées de Blois. Le lundi suivant Lang de Blois apparaît chez Taylor, pour démonstration d'English-Speaking. Niveau troisième, maintenant arrivé à la première. Evidemment, ce poussé au cul n'était pas préparé pour penser l'avenir maintenant arrivé. Cas de tous les "Ministres auto-proclamé de l'éDucation", alors que le vrai Jules n'était que "Ministre de l'Instruction".


This week's theme: verbs,      debouch (di-BOUCH, di-BOOSH) verb intr.
1. To march out from a narrow or confined place into an open area.
2. To emerge or issue from a narrow area into the open.
[From French deboucher, from de- (out of) + boucher, from bouche (mouth),
from Latin bucca (mouth or cheek). The word buckle (as in a belt) derives
from the same Latin root.]